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dimanche 14 février 2010

Parlons sport du 5 décembre 2009

Dans ce « Parlons sport » on tout d’abord s’intéresser, Abdennour Nouiri, au tirage au sort pour la coupe du monde qui a eu lieu hier au Cap et les Fennecs sont fixés sur leur sort. Un premier commentaire ?

Un tirage au sort intéressant. Les Verts ont évité l’Espagne et si tout marche bien pour nos représentants, on ne devrait retrouver les Ibériques qu’en finale. Maintenant l’Angleterre, c’est un gros morceau, mais on ne doit pas se plaindre car on aurait pu être à la place de la Côte d’Ivoire qui a hérité et du Portugal et du Brésil. Il reste six mois pour se préparer, attendons…

En prélude de ce tirage au sort, on a appris qu’il n’y aurait pas encore d’annonce de sanctions à l’encontre de l’Egypte…La FIFA se fait désirer… ?

Vous parlez de sanctions et moi je dirai que la FIFA nous prépare un simple rappel à l’ordre pour la fédération égyptienne avec pour faire bonne figure une sanction pécuniaire et peut être un huis clos pour la forme. Si la FIFA avait voulu faire un exemple dans cette grave agression sur des joueurs, elle n’aurait pas tergiversé et cherché des faux fuyants. Ne dit-on pas qu’il faut battre le fer quand il est chaud. Dans un mois, toute l’émotion suscitée par le guet-apens cairote sera retombée un peu partout à travers le monde et la sanction entre guillemets ne suscitera plus aucun émoi.

Pourquoi la FIFA voudrait-elle ménager l’Egypte ?

Tout simplement parce que la FIFA n’est pas une organisation démocratique. Elle est régie par des hommes qui se cooptent les uns les autres et qui se serrent les coudes en cas de coup dur. Chacun y vient pour défendre ses intérêts propres et partants ceux de son pays. L’Egypte abrite le siège de la CAF, Hayiatou, grand manitou de cette organisation, a bien besoin des Egyptiens pour se maintenir à ce poste et comme il est vice président de la FIFA vous aurez compris par vous-même qu’il aura tout intérêt à ménager ses protecteurs.

Que faut-il faire pour que cesse ce système des 2 poids 2 mesures ?

C’est comme pour l’ONU, il faut plus de démocratie ! La FIFA doit s’ouvrir aux continents sous représentés et je pense là à l’Afrique qui n’a que 5 représentants en phase finale alors que l’Europe en compte 13 pour beaucoup moins de pays qui disputent les éliminatoires pour cette coupe du monde que l’Afrique qui voit 53 nations espérer gagner une de ces 5 places. Pourquoi ne pas réfléchir à des matches barrages entre les seconds d’Afrique et ceux d’Europe. Qui sait, l’Egypte ou la Tunisie auraient pu se qualifier aux dépens de la France ou de la Slovénie et nous aurions eu 7 représentants contre seulement 11 pour l’Europe. Ce n’est pas une utopie, il faut se battre pour que la FIFA lâche du leste. Ceci passe nécessairement par une ré occupation des postes au sein de cette instance internationale et dans les autres aussi bien sûr. C’est un travail de longue haleine et c’est le seul qui soit payant. Une qualification en phase finale de coupe du monde ne doit pas être pour nous l’arbre qui cache la forêt.

Les Egyptiens viennent de refuser d’organiser le prochain championnat d’Afrique des Nations en Handball et la sanction n’est pas en rapport avec ce désistement inattendu …

Les Egyptiens disent tout et son contraire : ils ne veulent pas rencontrer les Algériens, mais ils ne font que se désister d’une organisation continentale. Ils s’attendaient peut être que ce soit nos représentants qui refusent de les rencontrer. La leçon à tirer de cette histoire, c’est que la politique de la chaise vide ne mène à rien. Quant aux sanctions, elles sont comme vous le dites minimes : une amende et une interdiction d’organiser une quelconque compétition africaine durant deux ans c’est peu cher payé.

Un mot pour terminer au sujet du séminaire sur le marketing sportif qui s’ouvre demain à l’hôtel El Aurassi…

C’est dans l’air du temps que de proclamer qu’il y a nécessité pour nos clubs de passer au professionnalisme. Hier encore, un président de club, invité de notre chaîne déclarait qu’on ne pouvait pas franchir ce seuil si les clubs n’étaient pas dotés par l’Etat de stades dignes de ce nom. On en est encore à l’ère de l’assistanat. On attend tout de l’Etat alors que le propre du professionnalisme, c’est de compter sur ses propres compétences pour mobiliser les ressources susceptibles de permettre à une entité sportive d’être viable et de dégager des bénéfices. Pour ce faire, ce dont ont le plus besoin nos clubs, c’est de posséder de véritables managers et non des présidents qui attendent une manne céleste pour acquérir tel ou tel joueur. Un séminaire tel que celui prévu à l’hôtel Aurassi qui réunira de chercheurs de haut rang tant nationaux qu’étrangers devrait inciter tous les acteurs du sport national à plus de réflexion. Force est de constater que beaucoup de décideurs, notamment les présidents de clubs de football, ont brillé par leur absence lors de la précédente édition de ce séminaire. Ce n’est pas de savoir dépenser de l’argent seulement que l’on demandera aux dirigeants du sport mais de savoir surtout en générer. Là aussi évitons de mettre la charrue avant les bœufs et attelons-nous plutôt à mettre en place les bases de la formation de ces futurs managers dont nos clubs professionnels auront tant besoin le moment venu.

Assurément, en générant des ressources, les clubs seront assurés d’avoir un jour ou l’autre des infrastructures sportives en propre et dignes de ce nom. Nous vous retrouverons, Abdennour, la semaine prochaine, pour un autre regard sur l’actualité sportive.

Parlons sport du 19 décembre 2009

Parlons sport, c’est le titre de ce rendez-vous hebdomadaire au cours duquel, Abdennour Nouiri, vous jetez un autre regard sur l’actualité sportive tant nationale qu’internationale. Pour commencer, intéressons-nous à la conférence de presse qu’a donnée jeudi Rabah Saadane au centre de presse du stade du 5 juillet. S’en est-il bien tiré ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas chose aisée que de se retrouver face à une centaine de journalistes dont certains n’ont pas été très tendres, ces derniers temps, avec le sélectionneur national. Plusieurs organes de presse internationaux ont relayé les propos du coach national sur une partie de la planète foot. L’Algérie qui se rapproche du top 20 des meilleures nations du ballon rond intéresse bon nombre d’observateurs étrangers et ce rendez-vous avec la presse était très attendu. Grosso modo Saadane s’en est bien tiré. Il a fait preuve de mesure dans ses réponses et a évité les pièges que lui tendaient, dans un sens ou dans l’autres, certains confrères…

Mehdi Lacen ne sera pas présent parmi les Fennecs pour disputer la prochaine CAN en Angola… Déception … ?

Le sociétaire du club espagnol de Santander se fait en effet désirer. Sa venue annoncée à cor et à cris avait finie par être acceptée par tout un chacun, mais l’on s’aperçoit maintenant qu’en fait il n’avait pas donné son plein accord pour participer au stage des verts qui débutera le 26 décembre prochain en France. La déception est certaine et elle pouvait se lire sur le visage même de Rabah Saadane. C’est lui qui avait relancé la piste Lacen car il sait ce que peut apporter le milieu de terrain de Santander à l’équipe d’Algérie. On a besoin d’un véritable poumon de la trempe d’un Kaci Said ou d’un Saib dans l’entre jeu a-t-il confié aux journalistes et c’est à ce rôle que sera destiné Lacen lorsqu’il rejoindra les Fennecs. Pour la CAN, cela ne s’est pas fait, ce sera certainement possible avant le rendez-vous sud africain.

Saadane a recadré les objectifs que s’assignent nos représentants… ?

Il en a étonné plus d’un en disant que les Verts n’étaient pas encore prêts pour la compétition de très haut niveau. Saadane a même affirmé que les Egyptiens ont mieux joué que les Verts sur leurs deux dernières rencontres. C’est dire qu’il ne faut pas croire que nous avons atteint les sommets parce que nous retrouvons le gotha mondial après un quart de siècle d’absence. Saadane est un homme avisé. Il ne se fixe aucun objectif pour l’instant pour ce rendez-vous angolais. Il sait qu’il n’y a pas d’équipe faible à ce stade de la compétition et même le Malawi risque de nous poser de sérieux problèmes. Ceci dit, aux dires même du sélectionneur national, il faudra du temps pour bâtir une équipe digne de ce nom qui puisse participer régulièrement aux différentes éditions de la coupe d’Afrique des Nations.

Justement, parlons en de cette CAN qui tombe à un mauvais moment?

Saadane l’a dit tout de go : la CAN, à quelques mois d’une coupe du monde, va désavantager les équipes africaines. Aucune autre compétition régionale n’est organisée sur d’autres continents à moins de six mois du mondial. L’Afrique devrait en tirer les enseignements et s’aligner sur les autres confédérations. Une CAN tous les 4 ans, il va falloir y réfléchir très sérieusement, comme un jour ou l’autre, il faudra prendre en compte les contraintes des clubs européens qui emploient la majorité des joueurs qui évolueront dans moins d’un mois en Angola. Les clubs se plaignent, à juste titre, d’une CAN qui se tient au mois de janvier et qui les prive pendant 2 à 3 semaines de plusieurs de leurs vedettes africaines retenues dans leurs sélections nationales. En janvier, cela pourrait passer mais avec une CAN tous les 4 ans au lieu de deux actuellement.

Sétif et Belouizdad viennent d’étrenner leur troisième entraîneur alors que la phase aller vient à peine de s’achever…

L’Entente a disputé 3 matches en une semaine avec 3 entraîneurs différents : de quoi figurer dans le Guiness book ! Sétif n’est pas le seul à virer ses entraîneurs. Le CRB se porte-t-il mieux depuis l’éviction de Henkouche et de Yaiche ? Dans une entreprise, le directeur qui aurait fait preuve d’autant de manque de professionnalisme, aurait été débarqué en deux temps trois mouvements par son conseil d’administration. Souhaitons que le football connaisse, un jour, ces règles de gestion. La FAF se doit d’intervenir pour obliger les clubs à signer des contrats d’au moins deux ans avec leurs entraîneurs. Ce qui se fait actuellement dans la quasi-totalité de nos clubs, ce n’est ni plus ni moins que du bricolage. Un entraîneur n’a pas de baguette magique et ce n’est qu’avec un travail de longue haleine que l’on peut espérer obtenir des résultats. Guy Roux en avait donné une magnifique démonstration avec Auxerre. Pourquoi ne pas s’inspirer de cet exemple ?

L’histoire du sponsor de la coupe d’Algérie semble connaître son dénouement…?

Nous en avions parlé la semaine dernière : le combat d’arrière garde des six clubs récalcitrants était voué à l’échec. Leurs rangs se sont clairsemés comme attendu. Ce n’était qu’un coup d’épée dans l’eau qui prouve qu’on ne discute pas assez entre clubs et instances fédérales. Cela relance le débat sur la création d’un conseil des sages qui pourrait aplanir tous les différents avant qu’il ne prennent des proportions démesurées. En quelque sorte on prendrait exemple sur les Djemaa de nos villages.

La justice algérienne vient de réhabiliter Fériel Salhi comme seule présidente de la Fédération algérienne d’Escrime… ?

C’est une histoire qui n’a que trop duré. La fédération internationale d’escrime tout comme le Tribunal Arbitral des Sports sont allés dans le même sens en demandant que l’ancien bureau présidé par Fériel Salhi soit rétabli comme unique organe dirigeant de cette fédération. Il serait temps que chacun en tire le conséquences, sinon notre sport continuera à faire appel aux instances internationales pour trancher des différends internes. Le proverbe du jour : il faut laver le linge sale en famille.

C’est que nous souhaitons tous. Nous vous retrouverons, Abdennour Nouiri, la semaine prochaine, pour un autre « Parlons sport ».

Parlons sport du 26 décembre 2009

Dans ce Parlons sport, Abdennour Nouiri, vous évoquez ce qui a fait l’actualité sportive tant chez nous qu’à l’étranger en y apportant un autre regard. Alors comment avez-vous perçu la remise du ballon d’or à Madjid Bouguerra ?

Vous devez vous douter que le sport est devenu un business. Un journal quel qu’il soit a besoin de créer l’événement au moment où l’actualité sportive est au point mort. Une fin d’année est toujours une période creuse avec pas grand-chose à se mettre sous la dent. Donc pourquoi ne pas donner un coup de pouce à l’actualité et c’est là qu’un média à défaut de la couvrir va la créer. Les journaux algériens n’échappent pas à cette règle qui a déjà fait ses preuves sous d’autres cieux. Je ne dis pas que nous devrions nous passer de tout ce tralala. Des paillettes, les feux de la rampe ça aide aussi à vendre de la copie. Revenons maintenant à cette cérémonie. Elle a traîné en longueur tout comme celle de l’an dernier. Pendant ce temps là, les 4 à 500 invités rongeaient leur frein en attendant la fin des salamalecs pour pouvoir enfin passer à table. Vers 23 h, souvent les gens n’ont plus du tout faim et c’est ainsi qu’une cérémonie s’achève en queue de poisson .

Mais du point de vue tout à fait sportif, Bougerra méritait ce titre de meilleur footballeur algérien de l’année 2009… ?

Magic Bouguerra, comme aime à l’appeler la presse, méritait tout autant que les autres Fennecs ou tout au moins la plupart d’entre eux de remporter ce trophée. Les Verts, surfant sur une vague, il n’était pas difficile d’en dénicher un qui comme dit l’expression « avait la gueule de l’emploi». Le joueur du Celtic de Glasgow a bien tenu son rôle lors de cette cérémonie de laquelle tout suspense était absent dans la mesure où l’intronisation du Magic n’était qu’un secret de Polichinelle. Pour les prochaines éditions, mieux vaut publier le palmarès à l’avance plutôt que de vouloir entretenir un suspense qui n’a pas lieu d’être.

Vous êtes assez critique envers cette cérémonie, mais ne dit-on pas que sans la liberté de blâmer, il n’y a point d’éloge flatteur ? Avez-vous d’autres remarques pour la dixième édition du ballon d’or algérien prévue l’an prochain ?

Bien vu pour cette phrase célèbre de Beaumarchais. Cependant, je ne voudrais pas être l’empêcheur de tourner en rond en ne dénichant que ce qui mériterait d’être revu. Mais il y aurait encore des points à modifier dans l’organisation. En premier lieu, faire dîner les convives pendant que les récompenses sont remises aux lauréats. L’un n’est pas antinomique de l’autre. La cérémonie pourrait ainsi débuter vers 21 heures et être retransmise en direct à la télévision car elle ne traînerait plus en longueur. Mais dans ce cas là, tout devra être réglé comme du papier à musique. Sur le plan des récompenses, il y a de la place pour un trophée pour le meilleur espoir évoluant dans le championnat national ainsi qu’une coupe pour le club le plus fair play. C’est bien de récompenser des joueurs évoluant à l’étranger, c’est mieux d’honorer ceux qui pratiquent leur art localement. Une coupe du fair play décernée sur la base des avertissements et cartons rouges évités toute une saison durant, quel merveilleux exemple à donner à notre jeunesse en ces temps de matches à huis clos qui sont devenus la norme chez nous. Nos confrères d’El Hadef et du Buteur ont un beau défi à relever pour le dixième anniversaire de ce trophée qui s’impose dans notre environnement médiatique comme un rendez-vous incontournable.

En parlant d’environnement médiatique, Le guide des Verts et L’année du football en Algérie viennent de paraître…

En ces temps de disette en terme de publication sportive, il faut saluer toute parution qui essaie d’offrir un éclairage différent sur notre sport. Trop de quotidiens ne s’intéressent qu’aux résultats immédiats. Pour une fois, des livres sont désormais écrits pour nous rappeler que le sport, c’est aussi la mémoire, le souvenir. Des livres sur Ahcène Lalmas, Rachid Mekhloufi, Driss Lamdjadani ou Hassiba Boulemerka, c’est aussi ça le sport ! L’appel est lancé aux chevaliers de laplume.

Sétif est champion d’Afrique du Nord, maigre consolation pour un club qui pouvait aspirer à figurer dans le gotha africain… ?

L’Entente a certes triomphé de l’Espérance de Tunis aux penalties. On appelle cela un coup de dé. Le mérite de Sétif, c’est d’avoir tenu à dix après l’expulsion de Hadj Aissa pour cumul de cartons. Quelle mouche a-t-elle bien pu le piquer pour d’une part enlever son maillot après avoir réussi son but et s’être laissé tomber comme un débutant dans les 18 mètres tunisois pour essayer de tromper l’arbitre comme un débutant. Est-ce comme cela qu’agit un joueur professionnel ? Priver bêtement son équipe de ses services, ce n’est assurément pas ainsi qu’aurait agi n’importe quel joueur qui a le sens de ses responsabilités. Y a-t-il un capitaine au sein du navire de l’Entente ? L’absence d’entraîneur attitré qui aurait imposé une discipline de fer à ses joueurs se fait de plus en plus ressentir chez les Aigles des Hauts Plateaux. Mais comme on avait parlé du CRB la semaine dernière, en évoquant la ronde des entraîneurs, pourquoi ne pas y revenir : Henkouche décidément aime beaucoup Belouizdad sinon comment expliquer ces allers et retours vers le club cher à La3quiba ? Pauvre club qui croit encore qu’une hirondelle fait le printemps et que l’homme providentiel existe.

Une polémique est née de la gestion pour le moins surprenante de communiquer de la FAF ?

On peut ruiner des mois de travail ardu par un simple mot mal placé. Certes Saadane s’en est pris à la presse. Certes, il aurait pu être plus explicite sur la cacophonie qui a entouré la prétendue venue de Mehdi Lacen en équipe nationale. Certes les journalistes ne sont pas toujours blancs comme neige. Tout cela prouve si besoin en était qu’on ne s’improvise pas grand communicateur. De vrais professionnels devraient relooker la manière de faire des dirigeants de notre football quand ils s’adressent à la presse. Bienvenue au nouveau site de la FAF, on attend maintenant le contenu pour juger sur pièce.

On vous retrouve, la semaine prochaine, Abdennour Nouiri, pour le premier « Parlons sport » de l’année 2010 et vous nous direz ce qui nous attends pour les prochains mois et ce que nous devrions retenir de l’année écoulée.

Parlons sport du 2 janvier 2010

Le Parlons sport d’aujourd’hui est un peu spécial dans la mesure où c’est la première émission de la nouvelle année, donc je vous dis bonne et heureuse année, à vous, ainsi qu’à tous nos auditeurs. Première émission qui sera consacrée à un rapide retour en arrière sur l’année écoulée et bien sûr sur ce qui nous attend dans les prochaines semaines voire les prochains mois. Alors un petit bilan pour 2009… ? D’abord les satisfactions ….

Les Fennecs en Coupe d’Afrique des Nations après une éclipse qui aura duré 4 ans et de nouveau en coupe du monde après une absence de presque un quart de siècle. Personne ne dira le contraire, nous avons enfin une équipe dont nous pouvons être fiers car elle a les attributs du peuple algérien : la hargne et la rage de vaincre. Je mettrai sur le même plan la qualification pour le championnat du monde de notre équipe nationale féminine de volley ball qui a ravi de fort belle manière le titre africain à Blida. N’oublions pas le titre africain en handball gagné par les pétroliers du GSP.

Parmi les autres satisfactions, la sagesse qui semble de plus en plus prévaloir au sein de nos instances dirigeantes sportives. Le comité olympique a enfin un patron et l’on s’achemine doucement mais sûrement vers le règlement de l’affaire des deux fédérations bicéphales, celle d’escrime et celle de cyclisme.

Enfin l’autre point positif, c’est l’engouement populaire en faveur de nos équipes nationales et on l’aura constaté tant avec les U17 à Zéralda ou à Réghaia, qu’à Blida pour nos footballeurs A et nos volleyeuses. Si l’on y rajoute la fabuleuse mobilisation autour de la rencontre d’appui de Oum dermane au Soudan, on comprendra pourquoi, cette année écoulée sera à marquer d’une pierre blanche.

Revenons un moment sur la prestation des Fennecs . Elle a suscité un engouement populaire extraordinaire…

D’abord il faut rendre grâce à Saadane d’avoir réussi à construire un groupe. Les éléments qu’il a sélectionnés ne sont seulement les meilleurs à leurs postes, ils font, en plus, preuve d’un esprit de corps qui ne se dément pas. L’aventure du Caire a resserré les liens qui les unissaient et cela est de très bon augure pour l’avenir car cette équipe est en construction et elle ira loin. Le public ne s’y pas trompé et il a apporté sa contribution à cette entreprise qui s’annonce palpitante. Bâtir une équipe d’où personne ne sera exclu : voilà le défi que s’est lancé Saadane et qu’il est en passe de réussir. Il faut dire qu’il est fort bien soutenu par toute l’armada de la FAF avec à sa tête son infatigable président.

Des satisfactions, mais aussi des déceptions et des regrets … ?

Les regrets bien sûr vont à l’Entente de Sétif qui après un parcours mi-figue mi-raisin, en coupe de la confédération africaine, aurait certainement mérité de remporter ce trophée qui manquait à son palmarès. Perdre aux penalties face au Stade Malien laisse un goût amer d’autant que les Sétifiens avaient largement les potentialités pour ramener un résultat probant de Bamako. Des regrets, oui quand on aura assisté à la domination de nos U17 au Nigéria face à l’Italie avant de les voir s’incliner 1 à 0. Les déceptions vont à l’athlétisme d’où ne sortent plus de médaillés. La boxe et le judo qui nous avaient valu des médailles lors des JO de Pékin n’ont pas connu cette année une récolte prometteuse. Notre championnat national de football est toujours aussi marqué par le déferlement de violence et l’on n’aura rarement assisté à autant de matches à huis clos. Le résultat à tout prix a un prix : la valse des entraîneurs qui sont utilisés comme des fusibles pour contenir la grogne des supporteurs dès que cessent les victoires. Nos clubs sont livrés à la rapine et à la convoitise d’une faune malsaine qui gravite dans leur sillage. On pourra aussi déplorer la façon dont ont été renouvelés les bureaux directeurs des différentes fédérations. Qui peut se passer des réelles compétences dont peut s’enorgueillir notre pays ? Par la grâce d’un texte, on aura écarté bon nombre d’hommes et de femmes, très au fait, de leur discipline et dont le mérite dépasse, parfois, même nos frontières. On continuera, par ailleurs, à se lamenter que notre pays est sous représenté dans les instances régionales et internationales : un proverbe que vous affectionnez mon cher Abdou « Pierre qui roule n’amasse pas mousse ».

Peut-on se montrer un tant soit peu optimiste pour cette année 2010 qui débute ?

I have a dream, j’ai fait un rêve disait le Pasteur Martin Luther King. Le rêve que l’on est en droit de faire, c’est de rencontrer enfin le professionnalisme à tous les niveaux. Rêver d’un championnat d’où les entraîneurs ne seront pas virés comme des mal propres sous prétexte que les présidents de clubs ne peuvent résister à la pression de la rue. Rêver de clubs qui seraient gérés comme de véritables entreprises et qui pourraient générer des bénéfices tout en cessant d’être ces gouffres sans fin où finissent lamentablement subventions étatiques et revenus somptuaires d’un sponsoring marron. Rêver que les sports mineurs ne le soient plus et qu’à l’école filles et garçons ne rencontrent plus d’entraves à une saine pratique de l’éducation physique et sportive. Rêver que les textes qui régissent notre sport soient en adéquation avec l’intérêt bien compris de notre pays. Rêver, oui, on peut toujours rêver. Sur ce, je souhaite à tous nos auditeurs une bonne année et à notre sport de transformer les rêves en réalité.

On vous retrouvera, la semaine prochaine, Abdennour Nouiri, pour un autre « Parlons sport » et vous jetterez pour nous un autre regard sur l’actualité sportive

Parlons sport du 9 janvier 2010

Dans ce Parlons sport, Abdennour Nouiri, vous allez aborder la communication au sein des Fennecs, la CAN angolaise et l’opposition de certains clubs européens, le transfert de Ziyaya, l’affaire du sponsoring de six clubs de D1 et enfin des sujets touchant d’autres sports? Commençons par cette communication qui fait des couacs au sein des Verts… ?

Les déclarations de Rabah Saadane semblent à géométrie variable. Le jeudi 17 décembre, il animait une conférence de presse au cours de laquelle il se montrait bien modeste quant aux objectifs assignés aux Verts. Il avait même affirmé que ses poulains n’étaient pas tout à fait prêts pour disputer cette CAN qui ne tombe pas bien à propos. Ne voilà-t-il pas qu’au Castelet, il change de ton et qu’il présente ses joueurs comme des conquérants. Un petit stage dans le Sud de la France et voilà que les objectifs sont revus à la hausse. Rajoutons le point de presse annulé par le sélectionneur national au Castelet et l’on comprendra que Saadane a de plus en plus de mal à s’exprimer face à des journalistes. La communication au sein de la FAF est loin d’être le point fort. La cacophonie qui avait entourée la réunion avec les joueurs concernant leurs primes, le droit individuel à l’image ou le règlement intérieur au sein de l’équipe nationale est bien l’illustration que les instances fédérales et de l’équipe nationale n’ont pas un plan de communication digne de ce nom et qu’elles interviennent en pompiers au coup par coup.

La CAN commence demain en Angola et certains clubs européens font de la résistance… ?

Getafe, club de D1 espagnole refuse de libérer le Ghanéen Derek Boanteng pressenti pour remplacer John Mensah qui vient de se blesser. Schalke 04, le club allemand fait des pieds et des mains pour que Joel Matip n’obtienne pas son passeport Camerounais et ne rejoigne ainsi pas la sélection entraînée par Paul Le Guen. Deux exemples, parmi tant d’autres, de la mauvaise volonté qu’affichent les clubs employeurs des joueurs africains désireux de prendre part à la CAN. Une fois de plus cette compétition divise le Nord et le Sud. Il serait grand temps que les responsables mondiaux du football trouvent une solution acceptable par tous et profitable aux uns et autres. Il est vrai que cette CAN, en plein mois de janvier, arrive comme un cheveu sur la soupe.

Ziyaya n’ira pas à Sochaux mais dans un club d’Arabie Séoudite, satisfaction, déception… ?

Le feuilleton Abdelmalik Ziyaya-Sochaux Montbéliard s’est achevé en queue de poisson. Annoncé d’abord comme prêté au club français pour 6 mois, le goléador de Sétif devait, suite à un différend financier, être recruté cette fois pour 3 ans fermes. Et voilà que tout capote et c’est au club de l’Ittihad de Djeddah que va atterrir Ziyaya pour la somme de 1,6 millions. Qui gagne dans cette affaire ? Certainement pas l’équipe nationale !

Autre revirement celui de six clubs sponsorisés par un opérateur téléphonique…?

Sétif et le MCOran avaient annoncé qu’ils changeaient de sponsor ! Il n’en est rien et les 6 clubs, USMA, JSK, ASO et MCA en plus des deux précités ont de nouveau fait les yeux doux à leur sponsor d’origine. Certains présidents de clubs devraient tourner leur langues 7 fois dans leur bouche avant de faire des déclarations tonitruantes à la presse pour revenir dessus comme si de rien n’y était. Une fois encore, c’est de communication non maîtrisée que nous parlons.

L’athlétisme est au plus mal et la natation ne se porte guère mieux… ?

Voilà ce qui arrive quand des présidents arrivent au sommet sans trop de légitimité. Celui de natation s’est vu retirer la confiance de ses pairs et cette fédération est désormais dirigée par un directoire ce qui ne va pas arranger les choses vis-à-vis des instances internationales. Du côté de l’athlétisme, on annonce que le traditionnel meeting international du mois de juin sera supprimé. Celui de l’an dernier n’avait pas drainé les grands spécialistes mondiaux ou à tout le moins africains. La confédération africaine d’athlétisme l’a donc justement déclassé et les dirigeants algériens au lieu de remonter la pente ne trouvent pas mieux que de le supprimer. Où va l’argent dans le sport, mais bien sûr au football. Les amateurs d’athlétisme, une fois de plus, vont être sevrés de bon spectacle, quant à la découverte de nouveaux talents, vous pouvez repasser.

Un mot sur le rallye surnommé Le Dakar…?

Il se court quelque part entre Argentine et Chili. Là aussi, c’est une histoire de gros sous. Une compétition qui fait toujours autant de morts et dont l’impact sur l’environnement est catastrophique. Au moment où les grands de ce monde se sont réunis à Copenhague pour parler de l’avenir de notre planète, il serait temps de dire Basta à cette compétition de riches qui pollue les pays pauvres. Fort heureusement, elle a quitté notre continent et nous ne sommes pas pressés de la retrouver chez nous.

C’est que nous souhaitons tous. Nous vous retrouverons, Abdennour Nouiri, la semaine prochaine, pour un autre « Parlons sport ».

Parlons sport du 16 janvier 2010

Abdennour Nouiri bonjour, Parlons sport est une émission hebdomadaire au cours de laquelle vous jetez un autre regard sur l’actualité sportive, un regard d’universitaire mais aussi de journaliste et d’ancien responsable sportif. Vous essayez de décrypter les non dits, et des non dits il y en a eu au cours de cette CAN, à commencer par la participation des Fennecs. Les Verts allient le bon et le moins bon .. ?

Une défaite surprenante face au Malawi et une victoire surprise face au Mali. Les joueurs de Saadane déjouent finalement tous les pronostics. Tout le monde s’est interrogé sur la léthargie des camarades de Mansouri lors de ce 1er match. Ils étaient méconnaissables. La chaleur et l’humidité sont mises en cause par le coach national. L’opinion publique quant à elle ne s’explique pas pourquoi avoir choisi le Castelet dans le sud de la France comme lieu du stage avec une différence de température d’une trentaine de degrés avec Luanda ? Pourquoi avoir fait l’impasse sur des matches amicaux qui permettent pourtant de procéder aux derniers réglages ? Pourquoi continuer à opter pour un système de jeu avec 3 arrières centraux ? Saadane quand il est interrogé se dérobe et n’a qu’un mot à la bouche : « conspiration ». Il y aurait, d’après lui, une conspiration qui viserait à le déstabiliser lors de cette CAN pour pouvoir le remplacer par un technicien étranger dès le retour au pays. A sa décharge, une partie de la presse demande son remplacement et les noms de Giovani Trapatoni et Claude Leroy ont même été avancés comme de potentiels successeurs du cheikh Saadane

Veut-on vraiment la tête de Saadane et qui est derrière cette sorte de « croisade » contre le sélectionneur national… ?

Ce n’est pas Saadane qui nous le dira. Il avance des affirmations qu’il n’étaye pas de noms de conspirateurs. Alors les observateurs restent sur leur faim. La communication n’est pas le fort de Saadane. Cependant reconnaissons lui d’avoir averti l’opinion publique que la CAN arrivait au mauvais moment et que les Verts n’étaient pas encore prêts pour jouer dans la cour des grands. Il avait aussi prévenu que le taux d’humidité handicaperait ses joueurs et ce fut le cas face au Malawi. Il est vrai qu’une partie de la presse en veut au sélectionneur national pour son manque de coopération. Combien de confrères ont-ils pu approcher les Verts, par exemple, après le match face au Rwanda au stade de Blida ? Un double cordon les a empêchés de se rendre aux vestiaires ou à tout le moins dans une zone mixte comme le prévoient les règlements de la FIFA. Rajoutons que Saadane n’en est pas à son premier point de presse annulé. Ceci étant, avouons que certains confrères, pour vendre de la copie, concurrence oblige, font dans la surenchère. On fait croire à l’opinion publique que le coach va être lâché, à l’issue de la CAN, par le président de la FAF alors qu’aucune déclaration de Raouraroua ne va dans ce sens. Wait and see comme on dit !

Revenons maintenant sur le grave incident qui a touché le Togo à la veille de l’ouverture de la CAN. Hayatou et la CAF n’ont-ils pas sacrifié les Togolais…?

Ce qui est incompréhensible, c’est que le plan de route de la délégation togolaise étant connu, la CAF et le COCAN n’aient pas assuré une sécurité suffisante aux Togolais, lors de leur arrivée dans l’enclave de Cabinda. Tout le monde savait que cette zone vivait dans l’instabilité : alors comment expliquer qu’un bus puisse être mitraillé ? Après le caillassage du Caire, ce sont des balles réelles cette fois qui touchent des sportifs africains. Maintenant, fallait-il ou non que le Togo se retire de cette CAN ? La réponse n’est pas aisée. Le gouvernement togolais voulait rendre un hommage aux victimes, ce qui fut fait hier. Les coéquipiers d’Adebayaor, eux, voulaient le faire mais sur le terrain. On peut comprendre la frustration des Eperviers ; ils auraient été très motivés s’ils avaient pu prendre part aux rencontres de leur groupe. La CAF ne pouvait décemment aménager un calendrier pour les rencontres du Togo sans chambouler toute la compétition. Ceci étant le retrait du Togo ne fait pas que des déçus : les autres équipes de ce groupe profiteront de plus de temps de récupération et de moins de matches à disputer pour se qualifier. Si les Verts terminent deuxièmes, ils auront à rencontrer à Cabinda un premier de groupe plus frais physiquement. C’est là où le malheur des uns fait le bonheur des autres. Espérons toutefois que le Togo ne sera pas privé des prochaines CAN pour s’être retiré cette fois-ci. Ne pas rajouter du malheur au malheur.

Vous parlez des Verts en désignant les Fennecs, mais quand ils jouent en blancs, ils sont plus chanceux… ?

Bien vu Abdou et si l’on est un tantinet superstitieux, on y verra un signe. Une qualification ne tiendrait-elle qu’à une modification de la couleur des maillots ? Que chacun se fasse sa propre opinion…

Les Mondialistes ont fait un mauvais début dans cette CAN, une explication… ?

Vous savez Abdou au risque de se répéter, cette CAN arrive au mauvais moment ! Comment voulez-vous motiver des joueurs qui ont déjà la tête ailleurs… ? On parle d’un changement dans la tenue de la CAN 2014 qui serait avancée à 2013 pour ne pas coïncider avec le mondial qui aura lieu dans 4 ans ! Enfin dirons-nous.

Les téléspectateurs Burkinabés et Tunisiens privés de CAN, quelle injustice…

La chaîne Jazira sport, détentrice des droits, vient de faire un geste pour les Tunisiens qui ont pu voir le match Tunisie-Zambie en clair. Zine el Abidine Ben Ali, le président tunisien, avait décidé de reverser la cagnotte destinée à couvrir les frais de retransmission, jugés excessifs, au développement des clubs de son pays. La chaîne « Sport Five » qui a acquis auprès de la CAF l’exclusivité des retransmissions télé et radios les a revendus à des prix exorbitants. Pas d’image des Burkinabé dans leur propre pays, est-ce comme cela que la CAF veut promouvoir le football sur le continent ? Il est clair que les pays africains doivent réagir devant le dictat de Issa Hayatou qui n’aura que trop duré à la tête de l’instance continentale. Rajoutons l’arnaque d’ART qui cède ses droits à El Djazira Sport sans indemniser les téléspectateurs algériens qui ont acheté des cartes annuelles qui ne leur serviront pas pour voir cette 27ème CAN d’Angola. A qui faire confiance ?

Espérons que la CAF se souciera un jour des intérêts de la grande majorité des téléspectateurs africains. Nous vous retrouverons, Abdennour Nouiri, la semaine prochaine, pour un autre « Parlons sport ».

Parlons sport du 23 janvier 2010

Avant toute chose, Abdennour Nouiri, vous voulez rendre hommage à un grand sportif qui nous a quitté hier…

J’étais un tout jeune reporter quand mon journal me confia la responsabilité de la rubrique volley, concomitamment avec celle du basket. Moi qui venait du monde du handball, je découvris ainsi un joueur qui évoluait à l’époque dans l’équipe de Sonatrach et qui avait une particularité : c’était un passeur hors pair et ce malgré le handicap qui le touchait. Sur le terrain et en dehors, c’était une boule de nerfs, il vivait le sport avec passion, le volleyball, c’était sa vie. Il nous a quitté sur un terrain, au moment où deux équipes qu’il chérissait tant allaient s’affronter, le Mouloudia d’Alger et Blida, lui qui avait fait les beaux jours de Hydra son club du début et de l’équipe nationale. Nourredine Madiou, rarement j’aurai vu une telle passion chez un sportif ; tu manqueras à tes proches, tu manqueras au monde du sport, tu nous manqueras. Adieu l’artiste !

Je m’associe à vous pour présenter nos sincères condoléances à sa famille et à tous les volleyeurs. The show must go on comme le disait si bien hier Ryad Belkhedim et nous allons passer en revue avec vous l’actualité de la semaine écoulée. Je rappelle que vous êtes universitaire, enseignant depuis de nombreuses années à HEC Alger (ex-INC) mais aussi premier président de la ligue du sport universitaire d’Alger. A ce double titre, en prenant le recul nécessaire, vous jetez, chaque semaine un regard critique sur notre sport. Aujourd’hui on s’intéressera de nouveau à la CAN qui en est au stade des quarts de finale ; un premier bilan… ?

Le moins que l’on puisse dire c’est que les grosses cylindrées carburent au

diesel. Elles ont eu du mal à démarrer cette compétition, exception faite de l’Egypte, mais les voilà toutes qualifiées en quarts de finale. La hiérarchie a été respectée, tous les mondialistes sont au second tour avec toutefois cette petite surprise : c’est la Zambie qui accompagnera le Cameroun et non pas la Tunisie ou le Gabon qui avait failli se qualifier en coupe du monde aux dépens de l’équipe de Paul Le Guen. Dommage pour nos amis Tunisiens ; ils n’auront pas démérité, ils sortent de la compétition après 3 nuls, donc avec tous les honneurs. Quant à la Zambie, entraînée par Hervé Renard, elle confirme en terminant première de son groupe qu’elle méritait amplement sa qualification pour l’Angola…

Zambie, Egypte, Algérie sont toutes trois au prochain tour, elles formaient avec le Rwanda le groupe des éliminatoires de coupe du monde, un commentaire… ?

Cela ne rajoute que plus de panache à la qualification des Fennecs en coupe du monde. Aucun autre groupe de cette CAN n’aura fait mieux et cela donne raison à Saadane qui a toujours craint cette équipe mais que ses poulains sont arrivés à battre par deux fois.

Allez, venons en à la qualification des Verts, sans panache ! Et surtout des Maliens qui crient au scandale… ?

Vous voulez dire que les Maliens n’ont pas compris le fait que tant l’Angola que l’Algérie ne se soient pas livrées complètement en deuxième mi-temps. Vous savez, les Maliens ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes : on ne gagne pas une qualification par tierce équipe interposée ! Ni les Algériens, ni les Angolais n’étaient là pour qualifier les Aigles du Mali, les uns et les autres avaient à gérer un match au bout duquel se profilait la qualification…

Oui mais si les Maliens n’avaient pas battu le Malawi … ?

Vous savez à ce jeu des Si, je vous rétorquerai que si le Malawi n’avait pas surpris l’Algérie, il n’y aurait pas eu photo. Bien que n’ayant marqué qu’un seul but, l’Algérie a démontré qu’elle savait se transcender et sa qualification n’est nullement imméritée.

Il y a de l’eau dans le gaz entre la presse nationale et les responsables du football algérien. Incompréhension mutuelle ?

Il ne peut y avoir de miracle en communication. Que ce soit dans la communication interne que celle en direction de l’environnement, toute entité doit manier avec circonspection les éléments fondateurs de son discours. Une absence de communication interne laisse la place à la rumeur avec toutes les conséquences néfastes qu’elle peut avoir. Refuser de communiquer avec l’opinion publique à travers son représentant privilégié qu’est la presse est tout simplement suicidaire. De là à donner des leçons aux journalistes, à distribuer des satisfécits aux plus méritants, comprenez par là ceux qui caressent dans le sens du poil, ce n’est guère la meilleure façon de s’attirer les bonnes grâces des journalistes. Au retour des Fennecs à Alger, nous croyons qu’une bonne réunion s’imposera entre journalistes et membres du staff de l’équipe nationale, président de la FAF en tête : les choses doivent être mises à plat. Certains confrères ont en effet tiré à boulets rouges sur Saadane avec le secret espoir de le voir quitter la tête des Fennecs. Ce n’est pas là le rôle d’une presse responsable que de faire et de défaire les sélectionneurs nationaux. De l’autre côté, le black out sur l’information imposé par le staff technique ne peut être que contre productif. Quand nous disions que chacun devait rester à sa place et les vaches seraient bien gardées, nous ne pensions pas qu’aux journalistes.

Un extraordinaire conte de fée pour terminer …

Quand l’Algérie a gagné son billet pour l’Afrique du Sud à Oum Dermane au Soudan, Zemamouche le gardien du Mouloudia d’Alger ne faisait même pas partie des 23 sélectionnés. L’année 2010 va débuter pour lui comme dans un rêve car il s’apprête à jouer pour la première fois sous les couleurs des Verts et, excusez du peu, dans un match de quarts de finale d’une coupe d’Afrique des Nations. Qui sait, ce jour-là, sera peut être à marquer d’une pierre blanche…

Nous souhaitons tous que les Fennecs continuent de nous faire rêver. On vous retrouvera, Abdennour Nouiri, la semaine prochaine pour un autre décryptage dans « Parlons sport ».

Parlons sport du 30 janvier 2010

Abdennour Nouiri, bonjour, dans ce « Parlons sport », on ne peut éviter de parler de cette CAN qui prendra fin demain et qui aura fait couler beaucoup d’encre tant dans le tragique, comme cette attaque contre le bus des Togolais que dans le pathétique avec cette parodie d’arbitrage qui une fois de plus touche le football algérien…

Retenez ce nom : Kofi Codjia, il est Béninois et il n’entrera pas dans le Panthéon de l’arbitrage pour son savoir faire. Ce triste sire, obéissant aux injonctions de ses patrons, nous a concocté un scénario digne d’une fiction de mauvais goût. Le Béninois en question, piètre chevalier du sifflet, aura réussi à éliminer des Fennecs qui ne s’attendaient pas à un tel parti pris. Il faut croire que notre équipe faisait tellement peur qu’on a dû se résoudre, dans les arcanes de la CAF, à user de moyens peu loyaux pour barrer le chemin aux Verts. Bravo M. Codjia, après Hollywood et Bollywood, voilà que vous nous servez du Koffiwood dont les productions trouveront certainement preneur au pays des pyramides où l’on est tellement friand de film à l’eau de rose…

La Caf est une nouvelle fois sur la sellette … ?

On le serait à moins ! La CAF, après avoir très mal géré l’attaque du bus des Togolais, décide que l’équipe des Pharaons serait une nouvelle fois sacrée championne d’Afrique et peu importe que le 3ème but des Egyptiens face au Cameroun n’en fut pas un, l’essentiel, c’est que l’équipe chère à monsieur Fahmi, le secrétaire général de la Caf de père en fils, que cette équipe donc puisse continuer, sans coup férir, son petit bonhomme de chemin vers un 3ème sacre consécutif. Les plus âgés de nos auditeurs se rappellent d’un certain WaterCaf d’il y a 23 ans qui avait déjà visé nos représentants : éternel recommencement avec cette organisation continentale qui n’arrive pas à se débarrasser de la tutelle égyptienne quel qu’en soit le président : c’était déjà comme ça du temps de feu Tessema et cela fait un bail que cela dure avec l’inamovible Hayatou.

Pour en revenir à la compétition proprement dite, nos représentants la quittent la tête haute… ?

Ils ne sont pas encore sortis de cette CAN. Vous verrez que cet après midi face au Nigéria, ils sauront se transcender pour offrir à leurs millions de fans un dernier baroud d’honneur. Maintenant et quel que soit le résultat de cette rencontre, les protégés de Saadane auront démontré que leur qualification en coupe du monde n’était pas du tout imméritée. Les supporteurs qui sont sortis jeudi à travers toutes les villes d’Algérie ne s’y sont pas trompés. Ils ont rendu hommage, à leur manière, à cette bande de copains, devenus depuis de véritables frères. Pour autant tout n’est pas rose au sein des Verts…

Vous pensez à quoi en particulier… ?

Ecoutez, quand on représente son pays au plus haut niveau, l’on ne peut se laisser aller à tous ses penchants. Ce que l’on est en droit d’attendre d’un professionnel, fut-il un joueur local, c’est qu’il se comporte de manière telle qu’il ne nuit pas à l’ensemble de l’équipe. Chaouchi, par deux fois, aurait pu éviter de prendre ce carton jaune qui a viré au rouge, affaiblissant encore plus les Fennecs. Un joueur, et encore plus un gardien de but, se doit, en toute circonstance, d’être maître de lui-même. Le portier est le dernier rempart, souvent c’est un homme doté d’une grande maturité ; beaucoup de sélections nationales en ont fait leur capitaine d’équipe et certains de ces keepers ont chaussé les crampons jusqu’à un âge avancé à l’image de Dino Zoff ou de Sepp Meyer. Si Chaouchi entend faire une carrière internationale, longue et palpitante, qu’il prenne exemple sur les Boubekeur, Nassou, Abrouk, et autre Ouchen, ces goals qui ont fait les beaux jours de l’équipe nationale tout en étant des modèles de fair play.

Finalement objectif atteint pour le coach Saadane… ?

Le sélectionneur national, lorsqu’il avait donné sa conférence de presse le 17 décembre au stade du 5 juillet, en aurait ravi plus d’un s’il avait promis que son équipe disputerait six matches dans cette CAN. Il n’avait pas fixé d’objectif, affirmant que son équipe était en construction et que la coupe d’Afrique, pour lui, servirait de préparation au Mondial. Nul ne peut contester qu’en l’espace de deux ans Saadane a pu intégrer avec bonheur de nouveaux éléments dans notre équipe nationale à laquelle il a donné une âme. Aujourd’hui au-delà du résultat immédiat, nous avons une équipe en devenir, une équipe qui sera présente aux prochaines coupe d’Afrique et pour qui, se qualifier pour un mondial, ne relèvera plus du miracle.

« Vert de rage » est le titre d’un ouvrage écrit par un journaliste qui s’en prend et au sélectionneur national et au président de la fédération …

Oui et l’entraîneur a pour nom Raymond Domenech tandis que le journaliste en question est le célèbre commentateur Jean Michel Larqué. Vert en référence à la couleur du maillot de St Etienne que Larqué a longtemps porté. Ce livre, qui vient de paraître, est un véritable brûlot et il démontre que les relations entre presse et sélectionneurs ne sont pas de tout repos, quel que soit le pays où l’on se trouve et ce n’est pas Armando Diego Maradonna qui nous démentira. Saadane va bientôt revenir à Alger pour continuer sa mission, espérons qu’il ne trouvera pas un autre vert de rage sur son chemin.

Souhaitons que la sérénité prenne place dans les rapports Presse-fédération ; au final nous tous, avons le même désir de voir les Fennecs triomphants. On vous retrouvera, Abdennour Nouiri, la semaine prochaine pour un décryptage de l’actualité sportive dans un autre « Parlons sport ».

parlons sport du 6 février 2010

Dans ce « Parlons sport », revenons une toute dernière fois sur cette CAN qui s’est achevée sur un sacre égyptien. Que peut-on en retenir … ?

Souvenez-vous ! Au tout début de cette CAN après le retrait du Togo nous avions dit : « ne rajoutons pas du malheur au malheur » en pensant aux sanctions qui risquaient de pleuvoir sur les Togolais. Les coéquipiers d’Adébayor n’y auront pas échappé, la CAF a eu la main lourde : suspension deux CAN consécutive pour les pauvres Togolais qui avaient perdu deux de leurs éléments dans l’embuscade dans laquelle ils étaient tombés. Au lieu de montrer de la commisération, voire de la compassion à l’endroit de cette sélection meurtrie dans sa chair voilà que Hayatou and Co ne trouvent pas mieux que d’écarter ceux qui décemment ne pouvaient disputer une compétition pour laquelle ils étaient, certes, préparés physiquement mais pas mentalement. Cette manière de faire, peu chevaleresque, de la CAF a rencontré un mécontentement auprès de tous les sportifs du continent ; un groupe sur Facebook s’est d’ailleurs créé pour faire entendre raison à Hayatou and Co.

Saadane dit qu’il n’y aura pas de changements au sein des Verts … ?

Il est le mieux placé pour savoir ce qui manque à notre sélection. Tant qu’il aura la confiance du bureau fédéral, il est le seul maître à bord et lui seul sait si Lacen ou un autre mérite de rejoindre les Fennecs. Cependant, le sélectionneur national doit à l’opinion publique une explication sur ce mois de compétition et de stage ponctué de maintes péripéties. Une conférence de presse semblable à celle du 17 décembre s’impose car des zones d’ombre subsistent qu’il va falloir éclaircir pour ramener la sérénité dans les rangs des Verts et tout autour : l’union sacrée vaut bien qu’on renoue le dialogue…

Le football africain, c’est fini et déjà c’est la petite balle qui prend le relai avec l’Egypte comme pays organisateur…

On se rappelle les reculades de la fédération égyptienne qui dans un premier temps décide de se désister de l’organisation de ce championnat d’Afrique sous prétexte que la sélection algérienne n’y est pas la bienvenue. Maroc et Tunisie sont pressentis puis se désistent et l’Algérie se met sur les rangs pour organiser ce rendez-vous de la petite balle africaine. Toute honte bue, la fédération égyptienne se dit prête à accueillir ces joutes ; pourvu que l’Algérie ne les abrite pas. Cette valse hésitation n’honore pas les Pharaons. De toutes les manières, ils ne sont pas à un effet d’annonce près et ils auront démontré tout le respect qu’ils portent aux autres nations africaines qu’ils baladent allègrement de ci de là au gré de leurs tergiversations. Maintenant place au sport en espérant que le handball se démarquera du football mis sous la coupe réglée des Egyptiens qui, à défaut d’être les meilleurs sur le terrain, le sont assurément dans les coulisses.

De nouvelles nominations au sein du ministère de la jeunesse et des sports. Des cadres connus pour leur engagement et leur savoir faire reprennent du service. S’achemine-t-on vers des changements… ?

D’abord félicitons MM Khennouche et Bouamra nommés respectivement directeur général et directeur des sports. Ajoutons le retour aux affaires en tant qu’inspecteur général de l’ex-directeur de l’ISTS et l’on comprendra que le ministère de la jeunesse et des sports fait du neuf avec de l’ancien et que l’on désire du côté de la place du 1er mai offrir à des hommes d’expérience toute latitude pour remettre notre sport sur les rails. Nous espérons que le premier dossier sur lequel vont plancher ces responsables de haut niveau sera celui de ce bicéphalisme qui n’en finit pas de pourrir l’ambiance du monde de l’escrime. Quand le Tribunal Arbitral des Sports ainsi que celui de Bir Mourad Rais reconnaissent qu’il y a eu anguille sous roche lors du renouvellement du bureau fédéral, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que c’est Mlle Fériel Salhi, reconnue par sa fédération internationale, qui est légitimement celle qui doit présider aux destinées de ce sport. Cette situation de non droit a des conséquences fâcheuses pour notre pays : la Fédération internationale d’escrime vient de délocaliser une compétition prévue en mars à Alger. Le grand prix international de sabre en féminines et en masculins va nous échapper et ce seront les Tunisiens qui l’organiseront. Alors c’est pour quand la fin de ce jeu de massacre ?

Zidane est de retour en Algérie et cette fois il va chausser les crampons… ?

Il a tenu parole le Zizou national que les Français verraient bien comme président mais qui demeure l’une des personnalités les plus populaires dans l’Hexagone. Dès le 1er mars, on le verra à la salle omnisports en compagnie des Dugarry, Blanc, Deschamp et autre Karembeu face à des anciens internationaux Algériens dans le cadre de la promotion du Futsal chez nous. Les champions du monde de 98 vont faire le spectacle et gageons que cette salle sera trop petite pour accueillir tous les fans de Zizou qui, quoiqu’en pensent certains oiseaux de mauvaise augure, demeure le franco algérien le plus célèbre sur les deux rives de la Méditerranée qu’il tend d’ailleurs à rapprocher.

Un dernier mot sur le Maghreb du Taekwondo à Oran… ?

Toute compétition qui réunit les jeunes de Mauritanie, du Maroc, de Tunisie, de Lybie ou d’Algérie est la bienvenue. L’avenir de notre sport se trouve dans la multiplication de ce genre de compétitions. On attend d’ailleurs avec impatience le retour des JUSM, ces fameux Jeux Universitaires et Scolaires Maghrébins qui avaient fait rêver plus d’un potache. Un championnat professionnel maghrébin hebdomadaire de football, ce n’est pas une utopie. Une coupe du monde organisée par des pays maghrébins, il faut y croire ; car après l’Afrique du Sud, c’est certainement au Nord que reviendra un jour cette compétition, une fois qu’elle aura honoré tous les autres continents.

Abdennour Nouiri , vous êtes un Maghrébin convaincu et c’est le moins que l’on puisse dire. On vous retrouvera, la semaine prochaine pour un nouveau décryptage de l’actualité sportive dans un autre « Parlons sport ».

Parlons sport du 13 février 2010

Abdennour Nouiri bonjour, dans ce « Parlons sport », nous allons évoquer de nouveau la décision de la CAF de suspendre le Togo, une décision incompréhensible … ?

Personne ne souscrit à cette décision inique et scandaleuse. Plusieurs milliers de Togolais sont d’ailleurs sortis dans les rues de Lomé pour exiger de la CAF qu’elle annule cette suspension pour deux CAN successives qui frappe les coéquipiers d’Adébayor. Ce n’est pas parce que notre pays n’est pas touché directement que nous devrions passer sous silence ou à tout le moins occulter ce qui s’apparente à un déni de justice, un véritable fait du prince. Comment les Togolais auraient pu disputer une compétition après avoir été touchés dans leur chair ? Si l’équipe d’Egypte avait été mitraillée, croyez-moi la CAF aurait été beaucoup plus conciliante…

Justement parlons-en de l’Egypte qui accueille depuis jeudi le championnat d’Afrique des nations de handball. Il semble que les Egyptiens aient voulu faire oublier le caillassage du Caire en accueillant nos handballeurs avec des fleurs ?

Des fleurs, c’est quand même mieux que des cailloux, cela permet de garder le sourire de part et d’autre. Espérons que le public égyptien en prendra de la graine et la page sera définitivement tournée entre deux pays que rapprochent tellement de choses… Enfin on verra bien d’ici la fin de cette compétition comment évolueront les choses.

Un regret, les téléspectateurs algériens ne verront pas ce championnat d’Afrique de handball…

C’est vraiment incompréhensible qu’une compétition d’une telle envergure soit absente des petits écrans algériens. L’ENTV n’a pas encore communiqué sur cette absence de retransmission. On ne peut que spéculer sur la somme à débourser. Pendant ce temps-là les mordus de la petite balle vont se brancher sur la chaîne tunisienne satellitaire qui du coup rafle pas mal de spots publicitaires. Ce qui aurait pu être dépensé pour les droits de retransmission aurait pu être couvert par des rentrées publicitaires, car ne l’oublions pas de telles compétitions sont chouchoutées par les annonceurs. Un ratage de l’ENTV qui mérite explication…

Un grand rendez-vous sportif mondial a débuté cette nuit, les jeux olympiques d’hiver de Vancouver… La neige s’est fait longtemps désirer … ?

On aurait dû les organiser sur la côte Est des Etats unis où l’on a mesuré plus d’1,4O m de neige, neige que l’on a ramené par camions à Vancouver. 15 000 hommes pour la sécurité cela représente 600 millions de dollars soit le quart du budget de ces jeux, c’est dire si les Canadiens ne tiennent pas à ce que leurs jeux soient entaché pas quoi que ce soit.

L’Algérie sera présente à ces jeux et on le doit à un jeune de 17 ans…

Grâce à Mehdi Khelifi, notre pays fera parti des 82 nations présentes à ces JO de Vancouver. Ce jeune homme de 17 ans et 4 mois, né en France, est élève au lycée sportif des Pyrénées et il a fait un véritable périple de quelques 5000 km à travers plusieurs pays pendant le mois de décembre pour gagner son ticket pour ces 21ème jeux d’hiver. Au total, il aura pris part à 5 compétitions consécutives avant de se voir consacrer comme l’un des plus jeunes compétiteurs sur ski de fond. Mehdi Khelifi est le seul compétiteur algérien alors que pour la 20ème édition de Turin notre drapeau était porté par Christelle Douibi et Nourredine Bentoumi.

On peut dire merci à nos sportifs résident en France, car on les retrouve pratiquement dans toutes les disciplines… ?

Vous avez raison de dire qu’ils sont présents dans toutes nos sélections nationales. Qu’ils portent des prénoms français comme celui de Christelle Douib ou même un prénom et un nom pas du tout usités chez nous comme ce fut le cas de Julien Lopez pour les moins de 17 ans en football, donc qu’ils portent des patronymes français ne posent plus problème chez nous. Les Verts font recette et les footballeurs n’y sont pas étrangers. Certains diront qu’ils n’ont pas été formés chez nous, c’est vrai, mais n’ayons pas l’esprit chagrin et savourons le plaisir de voir notre drapeau flotter parmi les autres nations sportives.

En parlant de formation, il est question de passer au professionnalisme dès la saison prochaine. Est-ce vraiment réaliste… ?

Vous savez les centres de formation sont une condition sine qua non de l’existence de clubs professionnels qui ne peuvent se permettre d’acheter des joueurs chaque saison au prix fort. Quelques uns des joueurs du cru gagneront leurs galons au sein de l’équipe fanion, d’autres seront cédés à d’autres formations ce qui se traduira par des recettes supplémentaires. Car qu’on se le dise, le club professionnel doit être capable de générer des fonds par ses propres moyens. Les produits dérivés, l’organisation de matches de galas devraient eux aussi venir augmenter les recettes du club professionnel. On ne comptera plus que sur les subventions de l’Etat ou des collectivités locales, les rentrées publicitaires ou les retombées des droits de retransmission télé. Ce club là devra être géré par de véritables patrons qui sauront faire fructifier le patrimoine mis à leur disposition par les actionnaires. Car ne l’oublions pas ce genre de clubs appartiendra à un certain nombre de personnes physiques ou morales regroupées au sein de sociétés par actions. Maintenant que je vous ai esquissé ce doit être le club professionnel, je peux répondre à votre question : non ce n’est pas très réaliste de parler de professionnalisme dès la saison prochaine alors même que les problèmes juridiques liés à l’existence de ces clubs ne sont pas encore réglés sans parler du fait que la concession des stades reste toujours comme un préalable qui est loin d’être levé. Il nous reste quelques mois avant le début de la prochaine saison et la coupe du monde sera entre temps passée par là… Croyez-vous que l’on puisse d’ici là trouver huit clubs qui rempliront les critères pour être versés dans le professionnalisme ? Permettez-moi d’être sceptique…

Nous aurons l’occasion de revenir sur ce sujet du professionnalisme dans un prochain « Parlons sport » qui vous permettra, Abdennour Nouiri, de décrypter avec nous l’actualité sportive.