vendredi 17 juillet 2026

Dictons

Lakhbar ijibou8 atwala Aujourd’hui je vais vous parler de proverbes et de dictons et pour commencer rien de tel que celui qui est ci-dessus et dont voici une traduction : « l’information (véridique) ce sont les derniers arrivants qui la ramèneront ». Pourquoi je pense à cette phrase lourde de sens et pleine de sagesse ? Simplement en écoutant l’émission Football Magazine de ce vendredi 17 juillet. Comme à son habitude, Maamar Djebbour, le chef d’orchestre a tout fait pour éviter d’aller à l’essentiel en évoquant cette fameuse réunion du « collège technique » tenue la veille. Je ne m’attarderai pas sur sa composition car quels qu’en soient les membres, ils auraient voté à l’unanimité « la fin de fonction de Petkovic ». Oui l’essentiel, ce n’est pas que l’on puisse ramener la tête du Bosno-Suisse sur un plateau d’argent. Non, comme le disait le générique de la série « X Files aux frontières du réel » : The truth is out there (la vérité est ailleurs). Et ça le « Mossiou fotballe » de la chaîne 3 feint de l’ignorer. Ce n’est pas important car les auditeurs, eux, savent bien que le directeur technique cité dans Football magazine n’est qu’un bouc émissaire. Le vrai et le seul responsable a pour nom Walid Sadi mais n’attendez pas de Maamar Djebbour qu’il le pointe du doigt : le ministre-président de la FAF est toujours en poste alors, on ne le critique pas ! Donc, on fait semblant que cette réunion du collège technique allait sortir avec de grandes propositions : comment croire que Petkovic pourrait se séparer de son staff et accepter de séjourner 3 semaines par mois en Algérie ? Seuls ceux qui ignorent les méandres de la balle ronde peuvent croire que « cette pression » allait avoir raison de Petkovic et le pousser à la démission. « At’ghatiw achamss bal gharbal » (vous voulez cacher le soleil avec un tamis). Oui, la vérité est bien ailleurs !
Qui a mis la charrue avant les bœufs en reconduisant le contrat de Petkovic pour deux années supplémentaires (avec augmentation de salaire à la clé) et sans consulter ni ce fameux collège des techniciens et encore moins son bureau fédéral ? Mais c’est bien sûr, le génie de la FAF et ce juste quelques jours avant que ne commence la coupe du monde. Il se précipitera aussi pour déclarer fièrement : « j’avais peur qu’on nous le pique ». A 160 000 euros par mois, ils ne se seraient pas bousculés au portillon, les demandeurs du savoir petkovicien ! Et pourtant c’est bien avant le lancement de ce Mondial qu’on aurait eu besoin des avis de ces techniciens émérites. Que nenni, le président de la FAF est seul maître à bord. La FAF ? Ah oui, cette Fabrique Automatisée de Farces et attrapes. Et cette farce-ci va être dure à faire avaler à une opinion publique qui ne s’est pas encore remise de ce large sourire de l’Helvète lorsqu’il donna l’accolade à ses (supposés) adversaires d’un jour après leur qualification face aux Fennecs. Oui, il y a des choses qui restent en travers de la gorge du plus humble des Algériens qui a vibré pour son équipe et qui voit son sélectionneur s’en détacher sans aucun état d’âme. Oui, on aurait aimé que Petkovic montre un peu de compassion pour nos Verts. Mais le problème n’est pas là ! Comment voudrait-on faire croire au peuple algérien qu’un simple collège technique, fût-il composé de l’ancien sélectionneur national, de responsables de sélections des jeunes Fennecs, du directeur technique national, d’anciens internationaux et de quelques techniciens de clubs de l’élite, puisse faire oublier l’amertume ressentie suite à l’élimination face à la Suisse? Non, « une hirondelle ne fait pas le printemps » et « Quand je veux enterrer une affaire, je crée une commission ». Cette célèbre maxime de Georges Clemenceau illustre avec cynisme l'art de vouloir gagner du temps en confiant un problème épineux à un groupe d'étude pour éviter de prendre une décision immédiate. Car en fait, la vérité est ailleurs ! L’affaire ce n’est pas celle de Petkovic mais bien celle de Sadi. Le Suisse fort de son contrat ne changera rien à son organisation (il va garder tous ses adjoints) ni à ses habitudes (il ne séjournera en Algérie que le strict minimum) et il ira au bout de son contrat ! Cela, il faudra bien s’y faire! Mais son vis-à-vis risque fort de ne plus être ce ministre-président car « tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise » et pour Walid Sadi, « les carottes sont cuites » comme le disait le célèbre Hachemi Hantaz, commentateur sportif oranais (qu’il repose en paix). Et nous, contrairement à Football magazine, nous appelons chat un chat ! A bon entendeur, salut et puissions-nous tirer toutes les leçons de cette mésaventure car « à beau mentir qui vient de loin » (comme un certrain Petkovic).

dimanche 5 juillet 2026

Précipitation

Le 24 janvier 2024, Sadi annonçait avoir trouvé un accord à l’amiable pour une démission de Belmadi après une autre élimination en phase de poule de la CAN organisée cette fois par la Côte d’Ivoire. Le président de la FAF avait réagi promptement et c’est à l’hôtel même où résidaient les Fennecs que cette démission aurait été obtenue. Il fallait circonscrire l’incendie avant qu’il ne fasse des dégâts. En 2026, le ministre-président a fait mieux puisqu’il a obtenu la fin de contrat de Petkovic et dans la foulée, il fait fuiter par le canal du journal Compétition la nomination d’Antar Yahia comme successeur du Suisse. Là il fallait faire encore plus vite car le feu était dans la bergerie et il risquait de l’emporter lui et tout son bureau fédéral. Des vidéos provenant de Vancouver montraient des supporters aux abords de l’hôtel des Verts scandant : « Sadi démission » !
De nombreux observateurs algériens et étrangers sont revenus sur le renouvellement précipité de contrat de Petkovic (avec augmentation de salaire) en s’interrogeant sur le pourquoi d’un tel arrangement avant même le début de la coupe du monde. Lors de l’intronisation du Bosno-Suisse, une commission composée de techniciens (dont le directeur technique national Ameur Mansoul comme président ainsi que l’ancien entraineur national Rabah Saadane) avait donné son feu vert à la nomination de Petkovic après avoir examiné plusieurs CV. Cette fois-ci, par contre, la seule responsabilité de Sadi serait pleinement engagée. Il se dit même que cette extension de contrat ne figurerait même pas à l’ordre du jour d’une quelconque réunion du bureau exécutif. Et voici comment le président Sadi pensait couper l’herbe sous les pieds de ses détracteurs : frapper fort, rapidement et donner à la plèbe ce qu’elle demandait, à savoir une figure emblématique du football algérien à la tête des Verts. Mais voilà, dans cette course de vitesse effrénée, l’ancien protégé de Raouraoua a choisi le CV le plus léger pour un sélectionneur national depuis l’indépendance. Chroniqueur sur Al24News pendant cette coupe du monde, Anthar Yahia n’a comme expérience qu’une pige comme entraineur des U19 d’Angers ancien pensionnaire de nationale 3 puis relégué en régionale et qui a mis depuis la clé sous le paillasson. Avant d’être sur le terrain, cet ancien international, qui ne possède que le diplôme A de l’UEFA, avait occupé diverses fonctions de dirigeant notamment à Orléans et à l’USMAlger. Madjer avait un CV plus étoffé. Cette fuite en avant pourrait être fort préjudiciable au football algérien qui risque de connaître bien des soubresauts. Un retour au calme ne pourra intervenir que lorsque toutes les erreurs commises par les uns et les autres auront été clairement définies et leurs auteurs nommément identifiés. On ne peut faire l’économie d’une véritable introspection voire d’un large check-up car l’AG de la FAF n’est pas exempte de tout reproche, elle qui laisse faire ! On ne bâtit pas sur du sable ! Cela, il faudra bien en tenir compte.
PS: la nuit porte conseil dit-on ! Je me suis trouvé pendant quelques heures comme cette captive de Barbe bleue, dans ce conte de Charles Perrault, qui disait: "Anne sœur Anne, ne vois-tu rien venir...?" et pour moi aussi la réponse devenait évidente : "Je ne vois rien que le soleil qui poudroie et l'herbe qui verdoie"! Point de communiqué officiel de la FAF confirmant la nomination d'Anthar Yahia! Et si moi aussi, comme tant d'autres confrères, je m'étais précipité pour rédiger cette chronique? Ainsi cette info lancée par la journaliste de Compétition sur sa vidéo et relayée par certains journalistes que je connais ne serait qu'un attrape-nigaud? Et pourtant, elle s'était répandue comme une trainée de poudre. Un simple ballon d'essai pour tester la réaction de l'opinion publique (avec la complicité volontaire ou non de ma consœur)? Quoiqu'il en soit cette chronique reste de mise car pour l'essentiel, ce n'est pas sur le nom du futur sélectionneur qu'elle se cristallise mais bien sur la manière de le désigner. Des développements ultérieurs vont avoir lieu et très probablement on apprendra que l'annonce de la nomination de ce néophyte n'était qu'un leurre... Wait and see!

dimanche 28 juin 2026

La 70ème

Quand on a l’ambition de reprendre un blog débuté en 2014, du temps où j’avais une chronique hebdomadaire à la chaine 3 (tous les samedis matins) et lequel blog a été poursuivi avec d’autres chroniques hebdomadaire (cette fois publiées dans El Moudjahid), mais que j'ai honteusement délaissé par la suite (pendant de longues années), il faut s’astreindre à une certaine discipline (surtout quand aucun organe n’attend vos écrits). Pour alimenter ce blog pendant cette coupe du monde, ce ne sont pas les thèmes qui manquent. Sincèrement je me préparais à jeter l’anathème sur une certaine FIFA, vestibule, s'il en faut, du Grand Capital et les idées ne manquaient pas. Mais, au moment d’écrire cette chronique, un autre sujet s’est imposé de lui-même. On vient de faire trembler l’Autriche (qui l’espace de 90 secondes s’est vue jeter à la rue) sans crier gare ! Bon le football est ce qu’il est : Moi, je ne parle pas de revanche au regard de ce match dit "de la honte" de 1982 (qui nous avait éliminé au profit d’une Allemagne que nous avions pourtant terrassée). Mais à quoi bon ressasser ces mauvais souvenirs, « li fat mat » (ce qui est passé est passé). Ecrire sur la FIFA alors que nos Fennecs viennent de se qualifier pour les seizièmes de finale ? Que non ! Son tour viendra bien assez tôt à cette Fabrique Industrielle de Fric Audiovisuel. Par contre parler de Lawrence, c’est maintenant car on ne sait pas ce que nous réserveront les Helvétiques (tiens Petkovic, n’est-il pas suisse lui-même et n’a-t-il pas été leur entraîneur au moment où ils avaient battu l’équipe tricolore ? Bizarre, comme c’est bizarre). Oui, il me faut vous parler de Lawrence -et pas d’Arabie- mais d’Algérie, comme l’a si bien trouvé mon ami Aziz Farès, mon ancien collègue de la radio, de son lointain Canada. Lawrence, ville du Kansas, aurait été méconnue de l’ensemble des Algériens si nos Verts n’y avaient pas établi leur camp de base. Et oh surprise, ce fut le coup de foudre ! Oui, cela peut arriver et nous en sommes les témoins, une ville de 90 000 habitants est tombée amoureuse de notre équipe nationale. Il n’y a pas d’amour dit-on, il n’y a que des preuves d’amour et dans ce registre, nos hôtes n’en ont pas été avares.
Dès leur arrivée à Lawrence, les coéquipiers de Mahrez ont pu mesurer la ferveur qui régnait dans cette ville (et pas seulement parce que certains Algériens des quatre coins des Etats-Unis s’y étaient donné rendez-vous pour acclamer leurs idoles). Non, le spectacle, ce ne sont pas que nos compatriotes qui l’ont animé. Des habitants de tous âges et des deux sexes ont depuis l’arrivée des Verts dans leur ville multiplié les gestes d’affection. Tous les jours, je me suis amusé à partager dans le groupe Parlons sport sur Facebook des vidéos qui me provenaient de Lawrence : là, c’est un artiste célèbre qui a tracé sur une pelouse notre emblème national et qui a mobilisé plus de 150 personnes, qui habillées en vert, qui en blanc et qui en rouge et qui ont reproduit un drapeau géant, « vivant », filmé à partir d’un drone. La fanfare de l’université de Lawrence n’est pas demeurée en reste, elle qui a entonné notre hymne national dans le stade où s’entrainaient les Maza, Hadj Moussa et autre Luca Zidane. Bientôt, l’on vit de jeunes Américains, revêtus de notre maillot national, déambuler dans les rues en chantant "One two three viva l'Algérie". Les magasins affichaient sur leurs vitrines des posters de notre sélection nationale tout en y accrochant des drapeaux algériens. Les chaînes de télé locales s’en sont donné à cœur joie : des directs à toute heure de la journée avec interviews à l’appui et des envoyés spéciaux tout acquis à la cause algérienne. Notre ambassadeur aux USA a quant à lui été accueilli, en grandes pompes, par le maire de la ville et l’on parle déjà d’un jumelage avec une ville algérienne. Alors pour ajouter ma petite pierre à l’édifice de cette amitié naissante entre une ville américaine qui découvre le soccer en même temps que l’équipe algérienne, je propose que ce jumelage se fasse avec Labiodh Sidi Cheikh, notre 69ème wilaya. Ainsi, les habitants du Kansas, et de Lawrence en particulier, pourront-ils découvrir cette région, ancrée dans le piémont saharien et qui s'étend jusqu'à l'extrémité méridio-orientale des Monts des Ksour. D’une altitude d'environ 780 mètres, cette wilaya, nouvellement créée, est limitrophe de celle d'El Bayadh, dont le club a participé, la saison dernière, au championnat professionnel de Ligue 1. Et voilà comment le ballon rond unit les peuples. L’idée mérite d’être creusée et sait-on jamais, un jour prochain, Lawrence, ne pouvant plus se passer du drapeau algérien, demandera, par referendum de ses habitants, à se détacher des Etats-Unis d’Amérique pour devenir la 70ème wilaya d’Algérie. Et ainsi se poursuivra le conte de fée …

dimanche 21 juin 2026

A fric foot

La FIFA reconnaît l'erreur (la faute?) de la VAR mais le résultat sera inchangé car selon la Loi 5 de l'IFAB, les décisions de l'arbitre sur les faits liés au jeu sont définitives. Même si la FIFA admet publiquement une erreur d'arbitrage — comme cela a été rapporté après ce match —, le score de 3-0 en faveur de l'Argentine est définitivement validé et la rencontre ne sera pas rejouée. Alors pourquoi la CAF n'a pas fait la même chose pour la finale de la CAN? Pourquoi avoir déclaré le Maroc vainqueur sur tapis vert? Cela vous donne une idée sur ce que sera la décision prochaine du Tribunal Arbitral du Sport (qui siège à Lausanne) qui sera rendue après la coupe du Monde (juste pour ne pas briser le moral des Marocains durant ce Mondial). Le Sénégal sait que l'on ne peut inverser le résultat acquis sur le terrain même si une erreur a été commise par l'arbitre. La CAF elle aussi le sait fort bien, alors pourquoi toutes ces simagrées, toute cette hypocrisie ? Juste pour calmer pour un temps (une année) la rue marocaine.
La CAF s'est déconsidérée en se prêtant à ce jeu de coulisses nauséabond au service du régime chérifien ! Il est temps que l'Afrique fasse entendre sa voix et qu'elle se débarrasse de cette valetaille vendue corps et âme aux intérêts financiers malfaisants. Mandela doit se retourner dans sa tombe de savoir que son pays compte dans ses rangs un individu tel Motsepe, président sud-africain de la CAF parachuté par la FIFA et le capital international. Une marionnette qui fait honte à tout un continent ! Les membres de la CAF devront dorénavant se rebeller ou se démettre: plus personne ne doit jouer à la politique de l'autruche et dire: "je ne savais pas". À moins d'être soi-même un fieffé coquin et un complice patenté du grand marionnetiste.

jeudi 11 juin 2026

Infantilisme

Peut-on vraiment croire à la sincérité de Gianni Infantino quand il déclare qu’il est pour la libération du journaliste français de So Foot, emprisonné depuis plus d’un an en Algérie ? Pense-t-il réellement que c’est en faisant cette mise en scène de la chaise vide qu’il va contribuer à sa libération prochaine ? Parfois, pour ne pas dire souvent, ceux qui versent des larmes de crocodiles devant les caméras sont ceux qui sont les plus satisfaits du sort qui vous est fait. Le président de la FIFA sait pertinemment que ce n’est pas ainsi que l’on obtiendra gain de cause : une grâce ne s’arrache pas à la force du poignet, elle se quémande. Gianni en bon italien (d’origine), féru de la comedia dell’arte, avance masqué tel un Arlequin tout en jouant au Matamore. Avait-il besoin de cet acte de bravade pour demander la libération d’un journaliste, certes, mais qui n’a pas été condamné en tant que tel par la justice algérienne ? N’a-t-il pas eu le loisir de s’entretenir de ce sujet avec le président algérien lors de l’entrevue qui lui fut accordée par celui-ci le 09 avril 26 ? Au sortir de celle-ci, le number one de la FIFA n’avait-il pas déclaré : « President Tebboune is a great man ». Dans le secret des alcôves, le cas Gleizes a-t-il été évoqué ? Si oui, pourquoi donc revenir à la charge ? En cas de grâce dans les prochains jours, Gianni dira à qui voudra l’entendre : « vous voyez, c’est grâce à moi que cette chaise n’est pas restée vide jusqu’à la finale de la coupe du Monde » et dans le cas contraire, il pourra toujours se targuer d’avoir tout fait pour obtenir la libération du journaliste de So Foot. On appelle cela « gagner à tous les coups ». Ce ne peut-être qu’une victoire à la Pyrrhus car son règne sera marqué à jamais par le larbinisme et la soumission au cowboy qui règne à Washington : le refus de laisser entrer le meilleur arbitre africain sur le territoire américain sans qu’il n’y voie une quelconque entrave au bon déroulement de ce Mondial restera comme LA tache indélébile, symbole d’une mauvaise gestion de ce rendez-vous planétaire par cette grande organisation sportive qui compte plus de membres que l’ONU. Oui, le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit mais Gianni n’en n’a cure, signe évident d’un infantilisme avéré.

lundi 12 février 2024

Mais tais-toi donc !

Moi, on m’a toujours appris que si « la parole est d’argent, le silence est d’or ». « Tourne sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler ». C’est dire que la parole dite précipitamment, parfois dans un accès de colère, peut causer beaucoup de dégâts et vous revenir comme un boomerang. Allez une petite fable avant de continuer ! Un jour, le lion, roi de la forêt, rencontre un bûcheron. Le croquer ? Ah la belle affaire ! Le seigneur des animaux s’émeut de voir cet homme chétif transporter ce gros fagot de bois et lui dit : « Vas, je ne te mangerai point ». Une fois revenu au village le bûcheron raconta à qui voulait l’entendre que le lion lui avait laissé la vie sauve mais qu’il avait une mauvaise haleine. Cette remarque fit le tour du village et arriva aux oreilles du Roi Lion. Un autre jour, le bûcheron tombe de nouveau nez à nez avec l’impressionnant fauve. Le lion lui dit : « prends ta hache et donne-moi un coup sur le front sinon je te mange ». L’homme, tremblant de tout son corps s’exécute, le lion ensanglanté lui tourne alors le dos et s’enfonce dans la forêt profonde. Bien des années plus tard, les villageois continuaient de parler de la mauvaise haleine du lion qui s’était rétabli de sa blessure. Une troisième fois le bûcheron tombe sur le lion qui lui dit : « tu vois, ma blessure a guéri, mais les mots durs que tu as dits contre moi continuent de me faire mal » et il l’avala d’une bouchée. La morale de cette histoire, c’est que les mots font plus mal que les coups ! Un clic, une claque Atal aurait dû y penser ! Youcef était promis à un bel avenir ! Transfuge du Paradou, il avait gagné ses galons à l’OGCNice et était devenu indiscutable au poste d’arrière droit chez les Fennecs. Ses déboulés faisaient la joie des puristes et plus d’une fois il avait inscrit des buts au Gym et chez les Verts après des actions individuelles, genre « j’y vais en commando ». Malgré ses blessures récurrentes, Atal avait de beaux jours devant lui au sein du club de la célèbre « Promenade des Anglais ». Mais voilà, sans trop y réfléchir, cinq jours après les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre et le début des bombardements d’Israël sur Gaza, il avait relayé, sur son compte Instagram, la vidéo d’un prédicateur, Mahmoud Al Hasanat. Ce dernier appelait Dieu à envoyer « un jour noir sur les juifs » et à « accompagner la main » des habitants de Gaza s’ils « jettent la pierre ». Et c’est là que Youcef a failli ! Il assimile les juifs aux Israéliens et dans la loi française cela devient de l’antisémitisme, du racisme, voire un appel au terrorisme. Youcef Atal, bien que vivant en France, n’avait pas assimilé cette règle fondamentale : pas d’insultes envers quiconque en raison de sa religion, de sa nationalité, de son orientation sexuelle etc.
Quand on ne sait pas, on se tait ! Cela lui a valu une levée de boucliers de tous les bien-pensants. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il l’avait bien cherché. Quand on est un personnage public et que son compte Instagram dépasse les 3,2 millions d’abonnés, on ne se comporte pas comme si on était un simple footballeur de seconde zone de « Bir Kekchoz » qui veut frimer devant les gosses de son quartier. Je n’ai pas voulu réagir, en tant que journaliste-universitaire-blogueur avant que l’affaire ne soit jugée. Aujourd’hui que la sanction est tombée et la tension retombée, je conseillerais à Youcef Atal (et à tous les footballeurs qui seraient dans le même cas que lui) de s’adjoindre un conseiller en communication ou bien de demander l’avis d’un avocat-conseil. Les conséquences de cette « affaire » sont importantes, presque dramatiques pour ce jeune pétri de talent : tous les projecteurs « bleus blancs rouges » ont été braqués sur ce footballeur de 27 ans et cela en pleine crise mondiale au Proche-Orient. Il n’avait que faire d’une telle publicité ! Certes, il a présenté ses excuses le lendemain même de la publication mais le mal était déjà fait. Mesure-t-il qu’en relayant ce message haineux envers les juifs, il s’en appropriait la teneur ? Aurait-il accepté qu’un autre footballeur de l’Hexagone traite les musulmans de terroristes en appelant Dieu à jeter sur leurs têtes toutes les « plaies » du monde ou retweete seulement un tel message de haine ? J’en viens à la question fondamentale de la formation. Il est de toute évidence que ce jeune homme, très talentueux, n’avait pas été préparé à s’intégrer dans un monde différent du sien au moment où il quittait le Paradou (PAC) pour rejoindre Nice en 2018. On aurait aimé que parallèlement aux instructeurs de foot, il ait été encadré, au sein du PAC, par des éducateurs chevronnés, psychologues, professeurs d’université ou avocats, qui l’auraient préparé à sa vie « d’après ». Il avait à peine 20 ans quand il a été propulsé dans ce monde du football professionnel. Au même âge des parents m’ont confié qu’ils n’avaient pas voulu que leur enfant aille étudier en France car le jugeant beaucoup trop jeune pour se débrouiller seul. Et que dire quand, en plus du manque de maturité, l’argent coule à flots ! Atal va payer cher ce manque de discernement. En plus des 7 matchs de suspension infligés par la Ligue Française du Football Professionnel, la justice l’a condamné à 45 000 Euros d’amende assortis de huit mois de prison avec sursis. Cela fait beaucoup pour un simple clic ! La vice-procureure a déclaré que « ce sont des faits graves, qu’il ne faut pas banaliser. Partager une vidéo, c’est s’attribuer les propos et leur donner une visibilité ». Atal et les autres joueurs de football retiendront-ils la leçon ? Loin de moi l’idée d’affirmer que quand on est un sportif on doit la boucler. Tout comme un artiste, un footballeur a LE DROIT DE DEFENDRE DES CAUSES, le tout est de ne pas piétiner le droit. Et voilà qu’arrive la CAN 2023 en ce mois de janvier 2024. Atal se tait et il a bien raison, sa titularisation face à l’Angola ne restera pas dans les mémoires. Les 7 matches de suspension auront pesé lourd. Mais si lui s’est tu, un entraîneur algérien de la Tanzanie a défrayé la chronique. Et une youtubeuse , fervente supportrice des Fennecs, aussi. Finalement le premier s’est fait débarquer en pleine CAN tandis que la seconde était expulsée « manu militari de Côte d’Ivoire. Pour Attal, finalement les choses semblent rentrer dans l’ordre avec son recrutement à la fin du mercato hivernal par le club de l’Adana Demirspor : mais attention de ne pas se prendre pour un nouvel « Attal turc » !

dimanche 6 septembre 2020

COA: les raisons de la non validation d'une candidature

     Ainsi donc M. Raouf Bernaoui ne fera pas partie des prétendants pour l'élection au poste de président du Comité Olympique et Sportif Algérien (COA). Le président intérimaire du COA, M. Mohamed Méridja, en avait fait l'annonce dès le 03 septembre au terme de la réunion de son comité exécutif. Les raisons du rejet de cette candidature seront détaillées dans un communiqué du COA publié 2 jours plus tard et signé par M. Méridja lui-même.

    On y lit que M. Bernaoui a d'une part été exclu du comité exécutif pour ses absences répétées (et il avait été procédé à son remplacement) et de ce fait aussi de l'AG du COA, et que d'autre part, il ne peut représenter la fédération d'escrime (FAE) tout simplement parce qu'il ne pouvait revenir à la tête de cette fédération suite à la mise de fin de fonction le concernant en tant que ministre de la jeunesse et des sports.

    Ici, il y a lieu de faire un retour en arrière! Quand il avait été nommé ministre de la jeunesse et des sports du gouvernement de M. Bédoui, M. Bernaoui avait demandé à ce qu'un intérimaire soit désigné par sa fédération pour le poste de président qu'il occupait. 

    Avant de poursuivre, il semble évident qu'un ministre de la jeunesse et des sports ne peut être membre et encore moins président d'une fédération placée sous son contrôle: on ne peut être juge et partie! Cela est bien explicité dans les textes qui régissent le sport et notamment la loi 13-05 du 13 juillet 2013 et son article 62.

    Cela étant dit la question pertinente est la suivante: "La fédération d'escrime avait-elle le droit de nommer un président intérimaire?"  

    La réponse est contenue dans le statut-type des fédérations nationales et notamment son article 17 qui stipule clairement que: " Sauf motif dûment justifié, et en cas de démission ou de vacance du poste de président de la fédération sportive nationale, le bureau fédéral doit se réunir en session extraordinaire dans les 15 jours qui suivent  pour constater la vacance et désigner un président par intérim parmi les vice-présidents, par ordre de préséance, chargé de gérer transitoirement les affaires de la fédération. Le président par intérim doit convoquer dans un délai maximum de 60 jours une assemblée générale extraordinaire à l'effet d'élire un nouveau président de la fédération, pour la durée restante du mandat, dans les conditions fixées par les règlements en vigueur, et ce après saisine du ministre chargé des sports"

    Ainsi donc la FAE a été hors la loi depuis que cet intérim a été prolongé et sans qu'un nouveau président ne soit élu pour remplacer M. Bernaoui. Personne alors ne s'en était offusqué et cette fédération a continué de fonctionner ainsi jusqu'au retour à son poste de président de M. Bernaoui, retour acté par un PV de l'assemblée générale ordinaire de cette fédération.

    Ceux qui suivent l'actualité politique française sont habitués à voir un ministre reprendre son poste de maire dont l'intérim avait été confié à son premier adjoint et ce dès qu'est prononcée sa fin de fonction en tant que ministre. De là à s'inspirer de cette jurisprudence française pour détourner une loi algérienne et instaurer un intérim qui aura duré du 1er avril 2019 au 2 janvier 2020 soit 8 mois pleins est une véritable hérésie.

    La FAE est donc exclue, toujours d'après le communiqué du COA, de l'Assemblée Générale du COA en attendant qu'elle se mette en règle avec les règlements qui régissent les fédérations nationales et le COA. Donc on est bien parti pour assister, bientôt, à une Assemblée élective au sein de la fédération d'escrime ce qui lui permettra de reprendre sa place légitime au sein du COA.

    D'ici là, M. Bernaoui aura beau jeu de crier à qui veut bien l'entendre qu'il est "victime d'une cabale" pour l'empêcher de briguer le poste de président du COA. Toutefois, il devrait se réjouir de l'interdiction qui lui a été signifiée car cela va lui éviter une humiliation s'il s'était présenté au vote de l'AG du COA.

    Pensez-vous un instant que ses pairs l'auraient porté à leur tête lui qui a déclaré sans sourciller alors qu'il était ministre que c'est "grâce à sa baraka que les footballeurs algériens avaient gagné la CAN, leur unique but étant tombé miraculeusement du ciel".

    M. Bernaoui aurait-il la mémoire courte au point d'avoir oublié comment il a nommé et dans la foulée dégommé un Directeur de la Jeunesse et des Sports à Tizi Ouzou sous le fallacieux prétexte que ce DJS était en même temps président de la fédération de lute. Dans le même temps, d'autres DJS, dans une situation identique, avaient été maintenus  à leurs postes.

    La ou le futur(e)  président(e) du COA qui achèvera le mandat de M. Berraf (qui va courir jusqu'à l'année qui suit les JO de Tokyo, d'après les statuts du COA) se doit de ramener la sérénité dans les rangs du mouvement sportif algérien qui a connu trop de remous tout au long de ces dernières années.



mardi 1 septembre 2020

Tapis rouge pour une réélection


 J'ai arrêté d'écrire cette chronique depuis 6 ans presque jour pour jour. 

Ce qui m'a incité à la reprendre, c'est l'indigence des commentaires sportifs dans la presse algérienne. Je reprends donc ce blog pour permettre aux sportifs, qui n'ont pas d’œillères et qui ne font pas preuve de chauvinisme, d'avoir un autre son de cloche, un autre point de point de vue, un décryptage aussi neutre que peut le permettre un travail journalistique bien pensé et loin de toute tutelle.

Et la neutralité en sport (comme d'ailleurs dans tous les domaines d'information), c'est le fonds qui manque... le plus! 

Depuis deux jours, un certain commentateur, sur une certaine chaîne de radio est en train de "chauffer la derbouka" pour les élections à la tête de la FAF qui n'auront lieu ... qu'en mars prochain. Hier il a descendu en flèche un éventuel candidat issu des rangs de la FAF en disant de lui qu'il n'a pas d'expérience ET DANS LE MÊME TEMPS, il encense l'actuel président de la FAF qui, soit dit en passant, n'avait aucune expérience lorsqu'il a été "projeté" à la tête de cette fédération. Et voilà que notre commentateur récidive aujourd'hui en précisant que si Zetchi avait annoncé qu'il ne serait pas candidat à sa propre succession, c'est parce qu'il avait été soumis à des critiques et que rien n'empêche qu'il puisse revenir sur sa décision. "Pour pouvoir continuer son oeuvre"...

Ben voyons! On n'est pas dupes!

Une certaine presse va donc dérouler le tapis rouge à l'actuel président pour qu'il se porte candidat en mars. Ce stratagème du "je me retire mais je reviens à la demande de la vox populi" n'est pas nouveau en sport. Il a été adopté avec succès par un certain président de la JSK qui au moindre accroc annonçait sa démission pour revenir dessus quelque temps plus tard.

Vous êtes donc avertis: la campagne pour le siège de président de la FAF a été officiellement lancée et Zetchi sans grande surprise sera candidat!

Ah ce Zetchi dont certains laudateurs vont encenser le bilan!

Ils vous diront "c'est lui qui a lancé les centres de formation", "c'est lui qui a lancé la DNCG à l'algérienne qui interdira de recrutement les clubs défaillants sur le plan financier"... Ah oui c'est ça son bilan? Avoir ré-orienté les fonds pour la construction d'un hôtel "made in" FAF vers des centres de formation qui sont encore loin d'être opérationnels...?

Ben non, il y a le nouveau système de compétition, vous diront ces laudateurs intéressés...

Parlons-en de ce système qui bien avant d'être "transformé" par la pandémie était déjà une fausse bonne idée. 

Porter de 16 à 18 le nombre de clubs de ligue Pro dans un championnat aussi faible, c'est faire preuve de courte vue. Depuis des années, le titre ne se joue qu'entre 5 ou 6 clubs, augmenter l'effectif de deux autres clubs, c'est augmenter le nombre des formations qui vont lutter pour le maintien, un point c'est tout!

Accroître le nombre de clubs, c'est multiplier le nombre de formations qui souffriront de problèmes financiers car les déplacements seront plus fréquents et donc plus onéreux.

Rajoutons dans le bilan de ce "chef d'entreprise" réputé pour savoir "manager", l'attentisme flagrant dans la gestion de la crise Corona Virus. Cet attentisme puis la façon dont "la patate chaude" a été refilée à l'Assemblée Générale de la FAF pour qu'elle se prononce ou non sur l'arrêt de la compétition prouve bien que les principes du management n'ont pas été respectés. On ne tergiverse pas devant une situation de crise, on réagit et surtout on ne se replie pas derrière les autres quand une décision difficile doit être prise.

Et rebelote pour la formule de championnat pour la prochaine saison. 

On se retranche derrière "une sorte d'AG des clubs de ligue Pro" qui a finalement pris la plus mauvaise des décisions pour le football algérien. Chaque président de club voyant midi à sa porte, la majorité a rejeté la formule des deux groupes de 10 pour se lancer dans une folle aventure d'une ligue Pro (puisqu'on ne parlera plus de ligue 1 avec la disparition de la ligue 2) à ... 20 clubs! Alors que c'était insensé de porter ce nombre à 18, voilà que c'est suicidaire! 

Pire qu'une aventure, c'est de l'aventurisme!

Comment jouer 38 journées en débutant le championnat à la mi-novembre? "rabi ya3mal8a tawil" (Dieu s'en chargera)! 

Il est IMPOSSIBLE de ne pas déborder sur la prochaine saison quand on sait que certains matches vont être reportés pour de multiples raisons (météo et autres...), qu'il faudra tenir compte des dates FIFA, qu'il faudra caser les matches de coupe d'Algérie, que certains clubs vont jouer des compétitions africaines ou arabes et j'en passe!

Deux matches par semaine? Impensable avec les effectifs actuels des clubs (seuls 2/3 des joueurs sont utilisés au mieux) , la difficulté de se mouvoir d'une région à une autre, la faiblesse du nombre d'hôtels dans certaines régions, la difficulté de faire jouer certains matches en nocturne en raison de l'absence de projecteurs dans certains stades, le peu de stades disponibles dans certaines villes (par exemple le CRB et le NAHD utilisent tous deux le stade du 20 août), les moyens de récupération pratiquement inexistants et sans oublier les effets de la longue période d'inactivité due à la pandémie qui va entraîner moult blessures.

Donc contrairement à ce qui a été annoncé par le président de la LFP (Ligue pro), le championnat ne se terminera pas à fin juin (n'oublions pas la période de Ramadhan pendant laquelle il sera très difficile de jouer en plein soleil là où l'équipement en projecteurs est inexistant)! Vous verrez que les matches se poursuivront en pleine période estivale. Bonjour les effets dévastateurs sur la santé des joueurs.

Donc faisons le pari que les élections du mois de mars pour la présidence de la FAF, malgré tous les "cadeaux" faits aux clubs pro, se dérouleront dans un climat délétère car les choses auront empiré d'ici là!

Alors si une campagne de presse pour la ré-élection de Zetchi est en préparation, ce n'est qu'un secret de Polichinelle!

Messieurs "les grands penseurs" n'essayez pas de nous faire avaler des couleuvres, nous qui savons fort bien qu'il y a anguille sous roche! Ce n'est pas à de vieux singes qu'on apprendra à faire la grimace! 

anouiri@gmail.com

jeudi 4 septembre 2014

Des paroles et des actes


Nous nous étions quittés sur la qualification euphorique des Fennecs au second tour du Mondial brésilien. Nous surfions alors sur le sommet de la vague. Nous nous retrouvons au creux de cette même vague avec une nouvelle fois les projecteurs de tout ce que compte la planète foot braqués sur notre pays. La mort tragique d’Albert Ebossé nous a remis les pieds sur terre plus vite que ne l’auraient faits des résultats en dents de scie de nos Fennecs version Gourcuff.

Beaucoup a été écrit sur ce meurtre ! Au vu de la nationalité de l’attaquant de la JSK, la presse internationale en a fait ses choux gras. Si un joueur algérien, peu connu, évoluant hors des divisions de l’élite, avait été « descendu » dans les mêmes conditions, il n’aurait peut-être pas « bénéficié » de la même couverture médiatique. Il faut dire que l’affectif s’est très vite mêlé au factuel. On a tout su de la vie d’Albert Ebossé, sa mère a parlé, sa fiancée aussi, ses coéquipiers, l’âme en peine, ont témoigné… Mais pas seulement eux ! De hauts responsables se sont aussi exprimés autour de ce drame et pas toujours dans la direction où on aurait pu les attendre.

Ainsi un membre du comité d’administration sur une radio française et le président de la JSK sur une télé privée algérienne se sont-ils aventurés à pointer du doigt l’arbitre de la rencontre JSK-USMA lui imputant directement la responsabilité des jets de pierres. Mieux (ou pire devrions-nous écrire), ces deux dirigeants ne trouvent pas mieux que d’avancer une thèse pour le moins farfelue : « le joueur se serait trop donné sur le terrain et il aurait été victime d’un malaise cardiaque ». Drôle de manière de communiquer après un décès aussi tragique.

Le communiqué du procureur de Tizi Ouzou est venu mettre le holà à cette dérive en parlant de l’utilisation « d’un objet contondant et tranchant ». Là aussi, la communication prête à interrogation : contondant signifiant « qui écrase mais ne coupe pas et ne perce pas (à l’image d’un marteau, d’un maillet, d’une masse ou d’un pilon) ». Un objet peut-il être les deux à la fois surtout que le communiqué parle « d’hémorragie interne » ? Dans les jours qui viennent, le rapport de la commission d’enquête initiée par le ministère de l’Intérieur devrait apporter plus de précision.

D’autres responsables ont eux aussi parlé et les ministres des Sports et de la Communication ont tôt fait de recadrer les débats. Intervenant par le biais de différents médias, ces deux hauts responsables ont dit et réaffirmé la détermination des pouvoirs publics de mettre fin à cette situation de laxisme. Le discours est fort d’autant qu’un conseil interministériel s’est saisi de l’affaire de  la violence dans les stades.

« Laxisme » avez-vous dit ? Le mot est lâché ! Depuis des décennies, la violence, telle une hydre rampante, fait des dégâts sur nos stades. En trois ou quatre décennies le profil du spectateur d’une rencontre s’est considérablement transformé. Le père de famille accompagné de ses jeunes enfants des années 70 a laissé place, aujourd’hui, à ceux que certains sociologues ont qualifiés de jeunes sans repère mis au ban de la société. « Les mauvaises herbes chassent les bonnes ».

Des paroles nous en avons entendues et même de la bouche des présidents de la FAF et de la LFP mais voilà le championnat va reprendre droit de cité et la mort d’Ebossé risque de nous rappeler ce film où jouait Yves Montand « le hasard et la violence ». Ebossé se serait trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, certains diront « Mektoub » d’autres « fatalité ». Les actes mettront du temps à être visibles. Certains sont de l’ordre du matériel : refus d’homologation de certains stades, installation de caméras de surveillance, ouverture de TOUTES les portes d’entrée dans un stade, utilisation de stadiers issus de sociétés spécialisées dans la sécurité et la surveillance (et non pas des supporteurs formés à la va-vite), établissement d’un fichier national des fauteurs de troubles, renforcement du barème des sanctions. D’autres mesures mettront du temps à porter leurs fruits mais elles sont nécessaires car elles vérifient cet adage « il vaut mieux prévenir que guérir ». Parmi elles des cours dans les écoles sur les valeurs du sport doivent être initiés, le Comité Olympique et son président en tête en ont fait leur cheval de bataille. Une charte prônant la défense de ces mêmes valeurs devrait être signée par tous les organes d’information tant certains se sont laissés aller à des dérives avec l’utilisation de termes guerriers là où la lutte contre la violence aurait été plus de circonstance. La formation de ces mêmes journalistes s’impose car actuellement après la multiplication des titres de la presse écrite, on assiste à un foisonnement de chaines de télévisions privées en attendant leurs consœurs de la radio. Le professionnalisme n’est pas toujours au rendez-vous !


On dit souvent : « à toute chose malheur est bon » ! Pour que nous puissions avancer tous ensemble sur cette voie de la lutte contre la violence dans les stades (similaire en tous points à celle qui sévit sur nos routes), il ne faudrait pas que les paroles ne soient pas suivies d’actes. Un observatoire indépendant (qui rendrait son rapport annuel au premier ministre) s’impose dans ce domaine car les décisions, aussi salutaires soient-elles, doivent être mises en œuvre et leur suivi connu de tous si l’on ne veut pas qu’un jour ou l’autre ne se répète ce drame de la perte d’une vie humaine dans une arène sportive. 

vendredi 4 juillet 2014

Pars et ne te retourne pas

J’ai hésité longtemps avant d’écrire cette chronique.
Dire que dans ma tête, je lui ai souvent changé de titre, c’est peu dire ! Jusqu’au dernier moment, j’ai voulu l’intituler « Pars et reviens-nous vite » ce qui est loin de correspondre à mon humeur actuelle. Il faut dire que j’ai été ballotté, ces derniers jours, entre deux sentiments contradictoires : laisser partir Coach Vahid ET le retenir.
Halilhodzic a déjà marqué l'histoire du football algérien
Comme tout le monde (ou presque) j’ai signé toutes les pétitions qui ont circulé sur le Web et demandant le maintien du Bosnien à la tête des Fennecs. Sur Facebook  j’ai suivi la course folle du compteur. Au moment où j’écris, il a largement dépassé le cap des 100 000 « Like ». J’ai regardé amusé la vidéo qui s’intitulait  « HalilouRiyah » (mais encore « reste, stay », pour le cas où Vahid ne le comprendrait pas en arabe).  Et puis sur le site d’Avaaz, j’ai suivi le déroulement des noms des signataires et de leurs pays de résidence: du monde entier, des supporteurs des Verts demandaient à Raouraoua, au peuple algérien et à ses dirigeants de laisser le Bosnien à la barre.

Le président Bouteflika a entendu ce cri du cœur, lui, qui, en recevant les Fennecs, et en privé le sélectionneur national et le  président de la FAF, a ajouté sa voix à celle de plusieurs dizaines de milliers d’Algériens.

En conduisant, j’ai suivi sur mon autoradio l’arrivée des Fennecs à l’aéroport et dès mon retour chez moi, je me suis précipité sur ma télé pour ne rien rater du défilé des « héros en vert » à travers les rues de la capitale.
Bain de foule pour des héros en vert
Euphorique, je me disais que cet entraîneur qui avait donné tant de joie à tout un peuple, ne pouvait décidément pas partir comme cela, nous laissant orphelin d’un coach qui avait su réaliser nos rêves les plus fous.
Oui mais… Juste après je me souvenais de toutes les crasses que les gens de la FAF lui avaient faites avec la complicité de certains journalistes (minables relais d’hommes de l’ombre que la réussite du Bosnien gênait au plus haut point).
Gourcuff le remplaçant?
Alors je me remémorais cette visite de Gourcuff pendant le stage de l’équipe nationale et qui pouvait être ressentie comme une gifle par le sélectionneur national, lui qui n’en avait pas été prévenu à l’avance. Oui dans le rayon « on va t’en faire baver », certains des responsables de notre football en connaissent un bout ! Et me revenait en mémoire ce dicton : « l’oasis obéit à la loi du désert ». La bonne tenue des nôtres à ce mondial brésilien ne changera pas grand-chose à l’environnement dans lequel baigne notre équipe nationale.
Alors le cœur ou la raison ?

samedi 28 juin 2014

Halilhodzic Vahid son billet

Ainsi les Fennecs l’ont fait !
Cette qualification au second tour du Mondial a été saluée par toute la planète foot comme un véritable exploit. Même ceux qui ne sont pas soupçonnés d’être des pro Algériens se sont fendus de commentaires élogieux comme le fantasque Eric Zemmour
Quand Zemmour se fait affectueux
qui se dit ravi de cette qualification . Bon, bien sûr, Marine Le Pen n’y a vu que les débordements qu’a connus l’Hexagone suite au coup de sifflet final de cet Algérie-Russie. On ne peut décidément pas contenter tout le monde.
Notre presse peut bien faire dans le fantasmagorique avec des titres frisant le « Vertigineux » comme celui de Compétition, on n’oubliera pas de sitôt que, pour certains journaux ou télés, elle a tiré à boulets rouges sur le timonier de cette équipe des Verts. Ah combien de commentaires chargés de fiel ont dû être remisés pour cause de qualification. Coach Vahid leur a joué un bien mauvais tour à tous ces ténébreux de la plume qui étaient partis en croisade contre le Bosnien.

Souvenons-nous de la période qui a suivi la qualification des Fennecs au Mondial et tout ce qu’elle a charrié comme élucubrations : Trapatoni va remplacer Halilhodzic, Gourcuff (qui avait fait une visite éclair à Alger) prêt à prendre la place de Coach Vahid pour le Mondial et tutti quanti. Le tir de barrage va continuer au Brésil même. Certains journaleux ne trouvent pas mieux que de semer la zizanie en descendant en flamme le Bosnien présenté comme le grand Satan, celui qui veut la perte des Fennecs … parce qu’il ignore la presse algérienne. Musset avait dit à propos d’une pièce de Molière : « Lorsqu'on vient d'en rire, on devrait en pleurer ! », certainement que cette phrase devrait s’appliquer aux « chikayates » de ces messieurs de la plume.

Photo sur Twitter


Nous avions titré une précédente chronique  « L’union sacrée », si les supporteurs l’ont réalisée, les journalistes, eux, sont restés en marge, allant même jusqu’à créer de prétendus problèmes au sein de l’équipe d’El Khadra contraignant le capitaine Bougherra à prendre une photo avec Ghoulam et Mesbah pour couper court aux ragots.



Face à tout ce 

En pleurs dans les bras d'un Fennec

charivari, Halilhodzic a tenu bon et il a gagné son pari. Les fans des Verts ne s’y sont pas trompés, eux qui demandent le maintien de celui qu’ils surnomment affectueusement « Halilou » en lançant un groupe sur Facebook avec comme photo de couverture un Vahid en pleurs dans les bras d’un Fennec.

Lors d’une conférence de presse, il y a plus d’une année de cela, j’avais entendu le sélectionneur algérien apostropher un journaliste par ces mots : « moi j’aime équipe d’Algérie, pas vous ! ». L’homme est un sensible, avec, on peut l’affirmer sans risque de se tromper, une sensibilité qui frise la sensiblerie ; il est fier, il n’aime pas que tout le monde ne soit pas en ordre de marche ; c’est un général qui a mené ses troupes vers la victoire.


L’Algérie lui en sera à jamais reconnaissante !

dimanche 22 juin 2014

Des dribbles de légende

Le football est souvent fait d’histoires merveilleuses, profondément
Le livre d'Olivier Guez
 humaines.
Tenez, cette inclination, presque naturelle, qu’ont les Brésiliens pour le dribble « mouvement de hanche, similaire à celui des danseurs de Samba et des lutteurs de Capoeira, ludique, acrobatique, marque des plus grands solistes. »
Vous avez dit « inclination naturelle » ? Les Brésiliens auraient donc le sens du dribble
dans le sang ? Que non ! Ils l’ont développé, à l’orée du 20ème siècle, tout d’abord pour sauver leur peau. Souvenons-nous des débuts du football en terre brésilienne. C’est un sport réservé aux Blancs. Si l’esclavage a bien été aboli en 1888, la société brésilienne demeure fortement ségrégationniste comme nous le dit Olivier Guez dans son livre paru ce mois-ci et intitulé « L’éloge de l’esquive ». Pour se prémunir et éviter les coups (rarement sanctionnés par les arbitres d’alors), les premiers mulâtres (ils se mettaient de la poudre de riz sur le visage pour paraître plus blancs ou de la brillantine sur les cheveux pour les rendre plus lisses) vont développer cet « art » d’autodéfense fait de déhanchements spectaculaires.
Garrincha, "le roitelet"

Un de leurs héritiers sera le célèbre Garrincha. Avec une jambe plus longue que l’autre de 6 cm, il n’avait à priori aucune espérance de faire carrière dans le foot. Pourtant la chance va lui sourire lors d’un essai avec le Botafogo (il fit un petit pont à l’international Nilton Santos qui insista pour qu’il soit recruté). La suite on la connaît : 3 participations à des coupes du monde dont deux victoires finales en Suède et au Chili. Le journaliste et écrivain brésilien, Nelson Rodrigues, lui donna le surnom de « Charlie Chaplin du football ۛ» tout simplement parce qu’il voulait amuser les foules sur un terrain.
Sa fin de vie fut pourtant bien malheureuse, il mourut pauvre et seul (il fut le papa de 15 enfants).  On écrivit sur sa tombe : « Ci-gît en paix celui qui faisait la joie du peuple - Mané Garrincha ».
En Algérie, nous avons eu, nous aussi, nos dribbleurs de légende, Djillali Selmi, surnommé « le petit Brésilien » pour ne citer que celui ci.
Selmi (2ème à D accroupi) fit les beaux jour du grand CRB
Aujourd’hui, on a l’impression que les Neymar ne courent plus les rues. Le football s’est « européanisé » enlevant au jeu cette touche d’humanité que prodiguaient les fins dribbleurs. Même si comme l’écrit Olivier Guez, ces dribbleurs étaient « les Malandros du football ». Le Malandro ? C’est « un mauvais garçon aux origines incertaines, qui mène grand train et contourne les règles, qui dribble les aléas de la vie plutôt que de s'y plier ».

La FIFA et son argent ne font plus rêver, le Malandro si !

jeudi 19 juin 2014

Sans commentaire

Les Fennecs auraient pu tomber mieux question commentateurs télé !
Les « speakers » nous bassinent avec leur sempiternelle « Algérie seule représentante du monde arabe » occultant par là même que les Fennecs ont gagné leur billet sur le continent africain et qu’ils ne représentent que ce continent. S’ils viennent de la radio, ils gardent leurs vieux réflexes de tout décrire alors qu’à la télé, c’est l’image qui compte et non pas la voix. Très souvent, ils oublient le match et entrent dans des commentaires oisifs qui n’ont rien de sportif.
Mesut Ozil

Sur le même plan, ce qui choque le téléspectateur, c’est cette propension qu’ont les commentateurs arabophones de nos chaînes tant publiques que privées d’arabiser les prénoms des sportifs et coachs étrangers. Ainsi notre sélectionneur national devient « Ouahid » alors que pour la terre entière son prénom est Vahid. Lors du match Allemagne-Portugal, le pauvre Ozil est devenu « Messaoud » lui qui se prénomme Mesut. Les intervenants sur la radio et télévision francophones, la Chaine 3 et Canal Algérie, eux, n’ont pas ce travers. Bizarre non ?
A ce train là va-t on « arabiser » les prénoms de tous les joueurs musulmans ?
Mamadou Sakho

Ainsi l’international turc, milieu de terrain du Fenerbahçe Mehmet Topuz et Mamadou Sakho, le footballeur international français, défenseur central à Liverpool  auraient comme prénom Mohamed, Reza Ghoochannejhad le footballeur iranien, attaquant à Charlton Athletic hériterait du prénom de Réda tandis que Mohamed Naguib, le footballeur international égyptien et défenseur au sein d'Al Ahly se transformerait en Nadjib. En poussant plus loin le bouchon, que dire de Jesús Navas González, le footballeur espagnol qui évolue au poste de milieu de terrain et d'ailier à Manchester City et qui soudain dans les commentaires deviendrait Aissa Navas.
Lakhdar Belloumi
Il est vrai que ces commentateurs ont de qui tenir. En 1982, leurs prédécesseurs n’avaient-ils pas transformé la ville espagnole de Guadalajara en Oued el Hajara. Presqu’à la même période, les villes algériennes n’avaient-elles pas été métamorphosées avant que la raison ne reprenne le dessus. Ainsi en français, Blida était « El Boulaida », Constantine « Qaçentina » et Oran « Wahran », sans oublier Alger qui, le temps d’un simple été, devenait, dans la langue de Molière, « El Djazair ».
Que penseraient ces commentateurs en mal d’inspiration, si dans les années 8O, notre idole Lakhdar Belloumi s’était tour à tour prénommé Green, Vert ou Verde au bon vouloir des commentateurs anglais, français ou portugais. Cela paraitrait incongru, n’est-ce pas ?

Alors de grâce rendez à « César ce qui appartient à César » et en premier lieu son prénom.

dimanche 15 juin 2014

Ces petits détails

Coach Vahid sait de quoi il parle
Dans une déclaration à la presse, vendredi 13 juin, le coach national a affirmé que « coupe du monde, c’est petits détails ». Et d’affiner sa pensée en évoquant le « super » arbitrage de Brésil-Croatie, arbitrage ajoutera-t-il que « nous avons connu face au Burkina Faso ». Plus que ses adversaires, Halilhodzic craint ces penalties généreusement offerts aux grandes nations face à des petits pays qui « n’iront nulle part». 
Coach Vahid évoque, sans le dire vraiment, ces petits arrangements entre amis qui font que la justice n’est pas le maître mot dans cette compétition mondiale. Yushi Nishimura l’arbitre japonais de Brésil-Croatie aurait-il commis deux erreurs de débutant en accordant un pénalty imaginaire au pays hôte et en privant son adversaire du but égalisateur ? Si c’était vraiment le cas, cela signifierait que ceux qui l’ont désigné pour officier une telle rencontre, suivie par des centaines de millions de téléspectateurs, ne sont en définitive que des amateurs…
L'arbitre japonais Yushi Nishimura

Mais peut-on croire, vraiment, à ce scénario de l’erreur humaine… ?
Savez-vous ce qui ce serait passé au Brésil si la victoire n’avait pas été de mise ? Un véritable tremblement de terre, suivi d’un gigantesque tsunami en cas de non qualification du quintuple champion du monde aux huitièmes de finale. Le scénario écrit bien à l’avance par des « forces occultes » qui gravitent autour de la FIFA ne permet pas que des « petits détails » viennent déranger l’ordre établi et gripper un engrenage bien huilé. Qu’on ne se fasse aucune illusion, ce n’est pas en coupe du monde que l’on assistera à des exploits, tournez-vous plutôt vers les jeux olympiques si vous voulez voir des David triompher de Goliath.
Les sponsors de la FIFA
Une élimination prématurée du Brésil, véritable « coup de Trafalgar », serait, au-delà du deuil national que porteraient les supporteurs des « Verde e ouro », une immense catastrophe financière pour les annonceurs et tous ceux qui ont misé de l’argent dans cette compétition et un séisme politique pour le gouvernement brésilien en butte à des manifestations sociales récurrentes. Il était donc impensable de faire officier un Brésil-Croatie par un novice mais bien par un professionnel qui saurait trouver les moyens de ne pas décevoir ses commanditaires.

Ce qu’espère donc coach Vahid, c’est que ces « forces occultes » n’aient pas, encore une fois, écrit à l’avance leur scénario pour Algérie-Belgique. L’avenir nous le dira !
Vous vouliez une autre explication à la réticence des pontes de la FIFA à adopter l’assistance vidéo pour déterminer si oui ou non il y a lieu d’accorder un pénalty ? Vous êtes servis !

Le football n’est pas un sport populaire, c’est un sport d’argent !

jeudi 12 juin 2014

Supporteurs ou casseurs ?

La vidéo a fait le tour de la blogosphère ! Elle montre un « supporteur » des Fennecs traversant le terrain lors du match Algérie-Roumanie et se faisant malmener, une fois qu’il a atterri dans une tribune aux couleurs vert et rouge, par un de ses compatriotes. Cet écervelé avait été rappelé à l’ordre par quelqu’un qui, lui, n’entendait pas que l’on portât impunément tort à l’image de son pays.
Combien sont-ils qui nous ont fait honte, ici ou à l’étranger ?
Envahissement de terrain lors de France-Algérie

Rappelons-nous ce fameux match d’octobre 2001 entre la France et l’Algérie au stade de France au cours duquel « la Marseillaise » avait été copieusement sifflée. A l’époque, on aurait pu répondre, à juste titre, à la presse française, qui avait dénoncé cet acte inqualifiable « commis par des supporteurs algériens », que tout ce dont on pouvait être sûr, c’est que ces gens-là avaient pris le parti de l’Algérie. En fait, c’étaient bel et bien des jeunes Français qui s’étaient ainsi rebellés contre leur hymne national mais en portant atteinte à l’honneur de notre pays puisqu’ils portaient nos couleurs. C’est vrai que la difficulté d’avoir un visa, à l’époque, avait empêché beaucoup d’Algériens de se rendre en France pour assister à un match qui se terminera en queue de poisson : envahissement du terrain par une horde de barbares. Depuis on attend toujours le match retour !
Changement de drapeau sur le fronton d'une mairie

Une première mi-temps arrêtée à 2 minutes de son terme
Rebelote après la qualification de l’Algérie aux coupes du monde 2010 et 2014. On a tous en mémoire ces hurluberlus, dans l’Hexagone, décrochant un drapeau tricolore du fronton d’une mairie pour le remplacer par le nôtre. Cela n’avait pas été du goût des Algériens qui aiment leur pays et qui sont soucieux de son image de marque bafouée par des pseudos supporteurs. Fait unique dans les annales du football mondial une première mi-temps ne va pas aller à son terme lors d’Algérie-Roumanie à cause de jets de bouteilles en plastique.

Ce serait trop facile pourtant de rejeter la faute sur des « Beurs » désœuvrés ! Chez nous aussi, les hymnes nationaux des équipes adverses ont été sifflés, chez nous aussi, des bouteilles en plastique ont atterri sur la pelouse, chez nous aussi, des feux de Bengale ont fait des dégâts. Une autre vidéo vient de faire le buzz. On y voit un groupe de supporteurs algériens faire les idiots au sortir d’un métro brésilien, scandant le nom d’Oussama Ben Laden et effrayant les passants (https://www.youtube.com/watch?v=rOgghhG5mDI).
Ce phénomène est déplorable

Est-ce génétique que nos supporteurs se comportent mal ? Il y a une trentaine d’années, Tunis avait été saccagée par de jeunes Algériens venus assister à un match opposant la Tunisie à l’Algérie. Déjà la Belgique, la France et la Suisse se montrent peu enclines à héberger des matches de notre équipe nationale. Bientôt les Fennecs deviendront-ils « personna non grata » et ce par la faute d’énergumènes qui n’ont rien à voir avec le sport ? Le chien, dit-on, salit ceux qu’il aime le plus !

Il est temps de se pencher sur cette grave dérive pour y mettre le holà. Les Fennecs méritent des supporteurs à la hauteur de leurs talents.