dimanche 28 juin 2026
La 70ème
Quand on a l’ambition de reprendre un blog débuté en 2014, du temps où j’avais une chronique hebdomadaire à la chaine 3 (tous les samedis matins) et lequel blog a été poursuivi avec d’autres chroniques hebdomadaire (cette fois publiées dans El Moudjahid), mais que j'ai honteusement délaissé par la suite (pendant de longues années), il faut s’astreindre à une certaine discipline (surtout quand aucun organe n’attend vos écrits).
Pour alimenter ce blog pendant cette coupe du monde, ce ne sont pas les thèmes qui manquent. Sincèrement je me préparais à jeter l’anathème sur une certaine FIFA, vestibule, s'il en faut, du Grand Capital et les idées ne manquaient pas. Mais, au moment d’écrire cette chronique, un autre sujet s’est imposé de lui-même. On vient de faire trembler l’Autriche (qui l’espace de 90 secondes s’est vue jeter à la rue) sans crier gare !
Bon le football est ce qu’il est : Moi, je ne parle pas de revanche au regard de ce match dit "de la honte" de 1982 (qui nous avait éliminé au profit d’une Allemagne que nous avions pourtant terrassée).
Mais à quoi bon ressasser ces mauvais souvenirs, « li fat mat » (ce qui est passé est passé).
Ecrire sur la FIFA alors que nos Fennecs viennent de se qualifier pour les seizièmes de finale ? Que non ! Son tour viendra bien assez tôt à cette Fabrique Industrielle de Fric Audiovisuel. Par contre parler de Lawrence, c’est maintenant car on ne sait pas ce que nous réserveront les Helvétiques (tiens Petkovic, n’est-il pas suisse lui-même et n’a-t-il pas été leur entraîneur au moment où ils avaient battu l’équipe tricolore ? Bizarre, comme c’est bizarre).
Oui, il me faut vous parler de Lawrence -et pas d’Arabie- mais d’Algérie, comme l’a si bien trouvé mon ami Aziz Farès, mon ancien collègue de la radio, de son lointain Canada.
Lawrence, ville du Kansas, aurait été méconnue de l’ensemble des Algériens si nos Verts n’y avaient pas établi leur camp de base.
Et oh surprise, ce fut le coup de foudre !
Oui, cela peut arriver et nous en sommes les témoins, une ville de 90 000 habitants est tombée amoureuse de notre équipe nationale. Il n’y a pas d’amour dit-on, il n’y a que des preuves d’amour et dans ce registre, nos hôtes n’en ont pas été avares.
Dès leur arrivée à Lawrence, les coéquipiers de Mahrez ont pu mesurer la ferveur qui régnait dans cette ville (et pas seulement parce que certains Algériens des quatre coins des Etats-Unis s’y étaient donné rendez-vous pour acclamer leurs idoles). Non, le spectacle, ce ne sont pas que nos compatriotes qui l’ont animé. Des habitants de tous âges et des deux sexes ont depuis l’arrivée des Verts dans leur ville multiplié les gestes d’affection.
Tous les jours, je me suis amusé à partager dans le groupe Parlons sport sur Facebook des vidéos qui me provenaient de Lawrence : là, c’est un artiste célèbre qui a tracé sur une pelouse notre emblème national et qui a mobilisé plus de 150 personnes, qui habillées en vert, qui en blanc et qui en rouge et qui ont reproduit un drapeau géant, « vivant », filmé à partir d’un drone.
La fanfare de l’université de Lawrence n’est pas demeurée en reste, elle qui a entonné notre hymne national dans le stade où s’entrainaient les Maza, Hadj Moussa et autre Luca Zidane.
Bientôt, l’on vit de jeunes Américains, revêtus de notre maillot national, déambuler dans les rues en chantant "One two three viva l'Algérie". Les magasins affichaient sur leurs vitrines des posters de notre sélection nationale tout en y accrochant des drapeaux algériens. Les chaînes de télé locales s’en sont donné à cœur joie : des directs à toute heure de la journée avec interviews à l’appui et des envoyés spéciaux tout acquis à la cause algérienne.
Notre ambassadeur aux USA a quant à lui été accueilli, en grandes pompes, par le maire de la ville et l’on parle déjà d’un jumelage avec une ville algérienne.
Alors pour ajouter ma petite pierre à l’édifice de cette amitié naissante entre une ville américaine qui découvre le soccer en même temps que l’équipe algérienne, je propose que ce jumelage se fasse avec Labiodh Sidi Cheikh, notre 69ème wilaya. Ainsi, les habitants du Kansas, et de Lawrence en particulier, pourront-ils découvrir cette région, ancrée dans le piémont saharien et qui s'étend jusqu'à l'extrémité méridio-orientale des Monts des Ksour. D’une altitude d'environ 780 mètres, cette wilaya, nouvellement créée, est limitrophe de celle d'El Bayadh, dont le club a participé, la saison dernière, au championnat professionnel de Ligue 1.
Et voilà comment le ballon rond unit les peuples.
L’idée mérite d’être creusée et sait-on jamais, un jour prochain, Lawrence, ne pouvant plus se passer du drapeau algérien, demandera, par referendum de ses habitants, à se détacher des Etats-Unis d’Amérique pour devenir la 70ème wilaya d’Algérie.
Et ainsi se poursuivra le conte de fée …
Abdennour Nouiri, Docteur en sciences économiques de l’université de Montpellier 1, professeur de l'enseignement supérieur et ancien directeur du laboratoire Marketic de HEC Alger, Consultant international, Auteur de plusieurs ouvrages universitaires et d’un roman « Mériem ou la déchirure », Vice-président de la commission Éthique du Comité Olympique et Sportif Algérien, Président de l'associations « Intercol », Ancien président-fondateur de l'association Start-INC, Ancien sous directeur des Investissements au ministère du commerce, Ancien président de la ligue Algéroise du Sport Universitaire, Ancien membre de la Fédération Algérienne de Basketball, Ancien membre du Comité d’Organisation des Jeux Africains d’Alger (1978), Ancien pratiquant en Athlétisme et en Handball, Journaliste sportif depuis 1972
dimanche 21 juin 2026
A fric foot
La FIFA reconnaît l'erreur (la faute?) de la VAR mais le résultat sera inchangé car selon la Loi 5 de l'IFAB, les décisions de l'arbitre sur les faits liés au jeu sont définitives. Même si la FIFA admet publiquement une erreur d'arbitrage — comme cela a été rapporté après ce match —, le score de 3-0 en faveur de l'Argentine est définitivement validé et la rencontre ne sera pas rejouée.
Alors pourquoi la CAF n'a pas fait la même chose pour la finale de la CAN? Pourquoi avoir déclaré le Maroc vainqueur sur tapis vert?
Cela vous donne une idée sur ce que sera la décision prochaine du Tribunal Arbitral du Sport (qui siège à Lausanne) qui sera rendue après la coupe du Monde (juste pour ne pas briser le moral des Marocains durant ce Mondial).
Le Sénégal sait que l'on ne peut inverser le résultat acquis sur le terrain même si une erreur a été commise par l'arbitre.
La CAF elle aussi le sait fort bien, alors pourquoi toutes ces simagrées, toute cette hypocrisie ?
Juste pour calmer pour un temps (une année) la rue marocaine.
La CAF s'est déconsidérée en se prêtant à ce jeu de coulisses nauséabond au service du régime chérifien !
Il est temps que l'Afrique fasse entendre sa voix et qu'elle se débarrasse de cette valetaille vendue corps et âme aux intérêts financiers malfaisants.
Mandela doit se retourner dans sa tombe de savoir que son pays compte dans ses rangs un individu tel Motsepe, président sud-africain de la CAF parachuté par la FIFA et le capital international. Une marionnette qui fait honte à tout un continent !
Les membres de la CAF devront dorénavant se rebeller ou se démettre: plus personne ne doit jouer à la politique de l'autruche et dire: "je ne savais pas".
À moins d'être soi-même un fieffé coquin et un complice patenté du grand marionnetiste.
Abdennour Nouiri, Docteur en sciences économiques de l’université de Montpellier 1, professeur de l'enseignement supérieur et ancien directeur du laboratoire Marketic de HEC Alger, Consultant international, Auteur de plusieurs ouvrages universitaires et d’un roman « Mériem ou la déchirure », Vice-président de la commission Éthique du Comité Olympique et Sportif Algérien, Président de l'associations « Intercol », Ancien président-fondateur de l'association Start-INC, Ancien sous directeur des Investissements au ministère du commerce, Ancien président de la ligue Algéroise du Sport Universitaire, Ancien membre de la Fédération Algérienne de Basketball, Ancien membre du Comité d’Organisation des Jeux Africains d’Alger (1978), Ancien pratiquant en Athlétisme et en Handball, Journaliste sportif depuis 1972
jeudi 11 juin 2026
Infantilisme
Peut-on vraiment croire à la sincérité de Gianni Infantino quand il déclare qu’il est pour la libération du journaliste français de So Foot, emprisonné depuis plus d’un an en Algérie ? Pense-t-il réellement que c’est en faisant cette mise en scène de la chaise vide qu’il va contribuer à sa libération prochaine ? Parfois, pour ne pas dire souvent, ceux qui versent des larmes de crocodiles devant les caméras sont ceux qui sont les plus satisfaits du sort qui vous est fait.
Le président de la FIFA sait pertinemment que ce n’est pas ainsi que l’on obtiendra gain de cause : une grâce ne s’arrache pas à la force du poignet, elle se quémande. Gianni en bon italien (d’origine), féru de la comedia dell’arte, avance masqué tel un Arlequin tout en jouant au Matamore. Avait-il besoin de cet acte de bravade pour demander la libération d’un journaliste, certes, mais qui n’a pas été condamné en tant que tel par la justice algérienne ? N’a-t-il pas eu le loisir de s’entretenir de ce sujet avec le président algérien lors de l’entrevue qui lui fut accordée par celui-ci le 09 avril 26 ? Au sortir de celle-ci, le number one de la FIFA n’avait-il pas déclaré : « President Tebboune is a great man ». Dans le secret des alcôves, le cas Gleizes a-t-il été évoqué ? Si oui, pourquoi donc revenir à la charge ?
En cas de grâce dans les prochains jours, Gianni dira à qui voudra l’entendre : « vous voyez, c’est grâce à moi que cette chaise n’est pas restée vide jusqu’à la finale de la coupe du Monde » et dans le cas contraire, il pourra toujours se targuer d’avoir tout fait pour obtenir la libération du journaliste de So Foot. On appelle cela « gagner à tous les coups ».
Ce ne peut-être qu’une victoire à la Pyrrhus car son règne sera marqué à jamais par le larbinisme et la soumission au cowboy qui règne à Washington : le refus de laisser entrer le meilleur arbitre africain sur le territoire américain sans qu’il n’y voie une quelconque entrave au bon déroulement de ce Mondial restera comme LA tache indélébile, symbole d’une mauvaise gestion de ce rendez-vous planétaire par cette grande organisation sportive qui compte plus de membres que l’ONU.
Oui, le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit mais Gianni n’en n’a cure, signe évident d’un infantilisme avéré.
Abdennour Nouiri, Docteur en sciences économiques de l’université de Montpellier 1, professeur de l'enseignement supérieur et ancien directeur du laboratoire Marketic de HEC Alger, Consultant international, Auteur de plusieurs ouvrages universitaires et d’un roman « Mériem ou la déchirure », Vice-président de la commission Éthique du Comité Olympique et Sportif Algérien, Président de l'associations « Intercol », Ancien président-fondateur de l'association Start-INC, Ancien sous directeur des Investissements au ministère du commerce, Ancien président de la ligue Algéroise du Sport Universitaire, Ancien membre de la Fédération Algérienne de Basketball, Ancien membre du Comité d’Organisation des Jeux Africains d’Alger (1978), Ancien pratiquant en Athlétisme et en Handball, Journaliste sportif depuis 1972
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