mardi 11 juin 2013

Basket vous avez dit basket


Hadi Benmesbah



Nanterre vous connaissez? Non? Vous devriez, car c'est le nouveau champion de France de Pro A en Basket. Un club qui a rejoint l'élite depuis tout juste deux saisons, le plus faible budget et qui se permet de battre Strasbourg par trois fois sur les cinq manches devant désigner le champion. C'est là où le sport me fascine: un président qui créé un club en 1987 et dont le fils est l'entraîneur depuis cette date et qui n'en finit pas d'étonner.
Nanterre me rappelle le Rama d'El Mouradia qui vient d'honorer ce 8 juin quatre anciens de ses membres en coordination avec "les amis du Flambeau" (référence à Mourad Didouche). Le Rama du temps où dans les années 70 j'assurais pour El Moudjahid la couverture des matches de la balle au panier c'était David face aux Goliath qui avaient pour nom la Gendarmerie nationale ou le NAR club de Sonatrach. Le Rama des quatre frères Benmesbah qui avaient un cœur gros comme ça, et avec sur la touche Sakina, la femme de Hédi pour les supporter comme il se doit. Je dois dire que cette équipe d'El Mouradia me fascinait, le sport pour moi, c'était "ça"!
Et voilà que le président de la fédération de Basket et l'ancien président et actuel patron du Comité Olympique algérien sont partis en guerre contre Aziz Derouaz le président élu de la fédération de Handball. Aziz a failli se faire expulser du siège de la FAHB. Et les invectives fusent de partout! Comment finira cette histoire qui ne grandit pas notre sport? C'est l'Algérie qu perdra au final dans ce bras de fer qui n'a pas lieu d'être.

vendredi 7 juin 2013

Halilhodzic et les pseudos experts



Qui peut valablement critiquer les choix tactiques de Vahid Halilhodzic? Assurément quelqu'un qui fait le même métier que lui ou qui l'a fait, donc un autre entraîneur. Je m'amuse (parfois) à lire les commentaires de journalistes qui n'ont même pas dix années de métier ou à écouter ces éditorialistes dans l'émission "Va y avoir du sport" sur la chaîne 3 non seulement donner leur avis sur tel ou tel point concernant l'équipe nationale mais aussi critiquer le système de jeu du Bosniaque ou le choix des joueurs qu'il a fait. Ainsi ai-je entendu juste après la rencontre amicale face au Burkina Faso, gagnée 2 à 0 à Blida le 2 juin, des journalistes de différents organes remettre en cause la sélection de Laurent Karim Agouazi. "Si on sélectionne un joueur à ce stade de la compétition c'est pour le faire jouer plus que 15 minutes" dira l'un alors que l'autre affirmait mordicus qu'un Delhoum (classé meilleur joueur des locaux par le journal Maracana) avait largempent sa place chez les Fennecs.
Nous voici donc en face de journalistes qui en savent plus que Vahid Halilhodzic puisqu'ils se permettent, toute honte bue, de lui donner des conseils quand ce ne sont pas tout simplement des instructions à suivre.
Essayons de décortiquer ces deux assertions!

"Si on convoque Agouazi c'est pour le faire jouer". Pour ces pseudos experts, un match amical, c'est fait pour tester des nouveaux joueurs. Que non! Ce match contre le Burkina Faso était une répétition des deux matches qui attendent les Verts au Bénin et au Rwanda. Pour l'heure Agouazi ne peut être titularisé dans un laps de temps aussi court. Alors pourquoi l'avoir sélectionné? Tout simplement pour clouer le bec à ceux qui n'auraient pas manqué de crier haut et fort et en cas de qualification pour le Mondial qu'il ne faudrait pas "ramener des joueurs qui n'auraient pas participé aux qualifications". Cette phrase on l'a entendue à la veille de la participation des Fennecs à la coupe du monde 2010 sous l'ère de Saadane. Donc Agouazi est en quelque sorte "en réserve de la république". A force de participer à des regroupements et déplacements, il se fera sa place parmi les Verts.


"Pourquoi Delhoum n'est pas convoqué?". Je vais être francs avec nos journalistes: si Delhoum avait ce niveau de technicité qu'on lui prête, il ne jouerait pas dans notre championnat mais bien en ligue 2 française ou autre. Or ce joueur tout auréolé de ce titre de meilleur joueur local ne fait que les beaux jours de l'Entente de Sétif qui est très loin de valoir, tout champion d'Algérie qu'il soit, les clubs de seconde division française (et encore moins ceux des autres pays européens). Les bons joueurs on les retrouve dans des championnats de haut niveau! Qu'on ne vienne pas me dire que le championnat algérien vaut quelque chose! Rien, nada, walou, même pas à l'échelle africaine!


Donc un simple conseil à ces pseudos "experts": un peu d'humilité! Déjà dans votre façon d'écrire ou de commenter vous n'êtes pas à l'abri de tout reproche (si l'on s'en tient à la façon dont vous utilisez la langue de Molière), mais si en plus vous vous attribuez (à tort) le titre de connaisseur du football, vous n’accompliriez bien ni l'un ni l'autre de ces métiers.
Que chacun fasse son travail et les vaches seront bien gardées.

Les gardiens franco ont la cote

         

Que ceux qui pensaient que je pouvais raisonnablement alimenter une chronique sportive quotidienne veuillent bien m'excuser. Je n'ai pas tenu le rythme, les sportifs diraient que j'avais le souffle court. J'avais le choix: revenir à une chronique hebdomadaire comme à ses tout débuts sur la chaîne III ou bien sans
  périodicité propre (avec le risque d'aller au-delà d'une semaine entre deux chroniques) et c'est finalement sur cette dernière version que s'est porté mon choix et comme on dit "advienne que pourra".
Parmi les sujets que j'aurais voulu aborder durant ces quelques jours d'absence, il y eut "ça lutte fort" ou les efforts d'une fédération internationale menacée de retrait des prochains Jeux Olympiques, en fait la fédé de lutte a obtenu un sursis et elle saura en septembre prochain si son sport sera inscrit aux JO  2020. Moi ça me ferait mal au cœur si la lutte n'était plus un sport olympique; ses dirigeants ont apporté quelques modifications à leur règlement ce qui devrait satisfaire les membres du CIO, enfin je l'espère. Attendons le congrès de Rio le 7 septembre prochain pour savoir si la lutte a sauvé sa tête.





J'aurai aussi pu parler d'un article paru sur le site Africa top sports (http://www.africatopsports.com/2013/05/09/franck-ribery-le-francais-amoureux-de-lalgerie/) et que j'ai trouvé bête et méchant, mal écrit et haineux. J'ai tweeté: "faut-il détester l'Algérie pour jouer chez les Bleus"; je vous laisse vous faire votre propre opinion, mais quand je pense que le monsieur qui a écrit ça se dit journaliste, j'en arrive à me dire que j'ai bien fait finalement de ne pas avoir embrassé cette profession et de faire du journalisme sportif en dilettante.






Bon venons-en au sujet d'aujourd'hui! Mickael Fabre rejoint le Mouloudia d'Alger. L'ancien gardien de Clermont (D2 française) sera payé à 15000 euros par mois et remplacera au sein des Verts et Rouges Fawzi Chaouchi suspendu deux ans. Gageons que le nouveau portier du Doyen va de nouveau frapper aux portes de l'équipe nationale. Lors d'une de ses premières conférences de presse, j'avais demandé à Vahid Halilhodzic s'il était prêt à sélectionner Mickael Fabre.Il avait répondu que tout joueur qui méritait sa place chez les Verts serait retenu. Coach Vahid a tenu sa parole puisqu'il a inscrit Fabre sur une liste de 33 joueurs en juillet 2011 avant de le bouder pour absence à un stage. Moi je le vois comme le numéro un chez les Fennecs dès septembre, ni Doukha, ni Zemmamouche ne pourront lui barrer la route et M'bolhi n'a qu'a bien se tenir.
Un autre gardien franco algérien vient de signer à El Eulma, il s'agit de Tarek Mahsas qui évoluait jusque là au Paris FC. Si l'on rajoute Cédric Si Mohamed qui évoluait à Béjaia avant d'opter pour la prochaine saison pour les couleurs du CSC et Sofiane Khedairia qui a été remplaçant à Le Mans avant de rejoindre les rangs des Sétifiens cette saison, c'est pas moins de quatre gardiens issus du championnat français qui officieront la saison prochaine dans le championnat algérien. Qu'est ce que cela signifie? Notre formation en matière de gardiens de buts laisse à désirer. D'autres keepers (peut être en provenance de pays africains) viendront à l'avenir renforcer les clubs de D1 algérienne.

mercredi 29 mai 2013

Sponsoring: les vaches à traire



imageJe réagis aujourd’hui à un édito paru ce jour dans le journal Liberté (http://www.liberte-algerie.com/contrechamp/football-retour-a-la-rente-200750) intitulé retour à la rente. Le journaliste évoque la prise en charge des clubs de football par des entreprises nationales publiques telles Sonatrach (qui a déjà consommé son mariage avec le Mouloudia même si quelques détails restent à règler avec le CSA détenteur du nom et des couleurs du doyen). Mais on pourrait en citer d’autres dans le secteur pétrolier (NAFTAL) bancaire (CNEP) aérien (Air Algérie et Tassili Airlines) et quelques autres qui apparaîtront  en tant que de besoins.
imageAlors c’est la course … à l’entreprise! Chaque club veut la sienne mais attention, “votre argent on en veut bien mais comment le dépenser c’est nous!” Les dirigeants sont arrimés à leurs sièges et un parrainage qui aurait comme conséquence une remise en compte des privilèges acquis par cette faune de pseudo dirigeants, là non!
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Ceci ne manquera pas de nous faire réfléchir sur cette tentation du rappel des sociétés nationales qui avaient déjà investi le monde du sport dans les années 80. Mais là nous étions en plein “socialisme” et en avant toute dans le code de l’EPS. Aujourd’hui les choses ont changé: comment peut-on demander à une entreprise qui doit réaliser des bénéfices de s’encanailler avec un club de foot boiteux, véritable gouffre financier. Car qu’on se le dise les salaires versés aux joueurs sont de l’ordre de 3 millions de dinars pour les plus en vue mais pas par an, mensuellement!

On croyait que le passage au professionnalisme allait attirer plein d’investisseurs privés voire étrangers. Ce “on” là devrait faire son mea culpa! Non seulement une seule entreprise privée, ETRHB Haddad a joué le jeu en rachetant (oui je dis bien en rachetant) le club de l’USMA, mais les autres sont loin d’être sensibles au charme du football. Car qu’on ne s’y trompe pas, le football professionnel c’est du business, il doit rapporter de l’argent pour les détenteurs de capitaux et malheureusement le joueur devient la marchandise que l’on vent au plus offrant ou bien même que l’on prête à un autre club. ce sont là les règles de ce sport professionnel: ou l’on s’y plie ou on le quitte.
Mais voilà chez nous avant il y avait “l’amateurisme marron” et aujourd’hui on a “le professionnalisme marrant” car il nous font bien rire ces président de clubs qui ont acheté des parts de clubs à raison d’un montant total de 1 000 000 DA. Le tiers du salaire mensuel des “vedettes” d’aujourd’hui. Personne ne veut comprendre, ni à la fédération, ni au MJS, ni même dans les clubs que l’on fait fausse route et que faire appel de nouveau aux entreprises publiques, c’était comme mettre un emplâtre sur une jambe de bois.
Décidément on n’en aura jamais fini avec les suceurs de rente!

mardi 28 mai 2013

Du foot sur le Rocher


Bon disons que chez nous aussi nous avons un club juché sur un rocher, voire deux tout aussi célèbres l’un que l’autre, le CSConstantine et le MOConstantine. Mais mon propos aujourd’hui tourne autour d’un rocher moins porteur d’histoire que de richesses, celui de la Principauté de Monaco.
Concurrencer le Paris Saint Germain et ses protecteurs qataris, rien que cela! Les Monégasques qui retrouvent la ligue 1 française (je vais revenir sur cette dernière expression) retrouvent par là-même et le sourire et l’appétit. Il faut dire qu’ils ont les moyens de leur politique puisque le club est détenu par un milliardaire russe qui est en train d’acheter des joueurs à tour de bras.
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Joao Moutinho et James Rodriguez
Et deux footballeurs  du FC Porto deux! Pour la bagatelle de 60 millions à eux deux.  Joao Moutinho, 26 ans coûtera aux Rouges et Blancs 25 millions et James Rodriguez, un ailier colombien de 21 ans , pas moins de 45 millions.  Et comme on aime les Portugais du côté du Rocher et bien on a été en chercher un second, le défenseur de l’Athlético de Madrid, Radamel Falcao (27 ans) qui était en fin de droit avec son club.
Notre Carl Medjani, transféré en cours de saison d’Ajaccio vers Monaco, doit se sentir tout petit face à ces joueurs au pesant d’or. Et le recrutement n’est pas fini, l’oligarque russe s’est promis de faire trembler toute l’Europe footballistique et il ne regardera pas à la dépense.
Mais Monaco va-t-il continuer à figurer au sein de la Ligue 1 s’il continue de conserver son siège en terre monégasque? Un bras de fer oppose les dirigeants de la ligue française professionnelleà ceux de l’ASMonaco qui tiennent mordicus à leur Rocher alors que tout club évoluant en championnat français devrait avoir son siège social dans l’Hexagone. Cela signifierait que les joueurs monégasques auraient à payer plus d’impôts que s’ils étaient taxés en Principauté.
Gageons qu’une somme rondelette du milliardaire russe Dmitry Rybolovlev fera revenir les dirigeants de la LFP à de meilleurs sentiments.

lundi 27 mai 2013

Tel père tel fils

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Nico Rosberg




C’est quand même bizarre la vie et le sport aussi. Hier Nico Erik Rosberg a remporté le Grand Prix (GP) de Formule1 de Monaco. Jusque là rien d’extraordinaire, si ce n’est que 30 ans auparavant c’était son père qui s’imposait sur ce circuit mythique où il est presque impossible de doubler. Le père comme le fils n’avaient avant ce GP qu’une seule victoire à leur compteur.
Voilà ce que dit Wikipédia du jeune vainqueur d’hier : « Nico Erik Rosberg, né le 27 juin 1985 à Wiesbaden (Allemagne), est un pilote automobile possédant la double nationalité finlandaise et allemande. Fils de l’ancien champion du monde finlandais Keke Rosberg, Nico a choisi de faire carrière sous passeport allemand. Auréolé de son titre de champion GP2 obtenu en 2005, il fait ses débuts en Formule 1, à l’âge de 20 ans, en 2006 au sein de l’écurie britannique Williams. Après quatre saisons dans l’équipe britannique, il rejoint Mercedes Grand Prix en 2010. » Ajoutons que l’an dernier il avait remporté le GP de Chine. Qu’a-t-il bien pensé au moment de s’élancer en pôle position ? Faire à l’identique que papa ? Peut être.. mais à l’arrivée il l’avait fait. Bravo champion !
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Yannick Noah
Cette anecdote me donne l’occasion d’évoquer deux autres paires de  «pères-fils » bien que dans l’histoire du sport il y en ait des centaines, mais dans le cadre de ma chronique, je veux garder le droit à la subjectivité.
Ils s’appellent tous les deux Noah, je devrais dire pour être honnête tous les trois car l’histoire commence avec le grand-père Zacharie. Ce footballeur qui remporta la coupe de France avec Sedan en 1961 porta si mes souvenirs sont justes les couleurs de son pays où il s’installera quelque temps en famille avec notamment le jeune Yannick qui va y découvrir le tennis. Reparti en France pour y parfaire sa maîtrise de ce sport il va exceller dans cette discipline donnant à son second pays, la France, son seul titre à Roland Garros il y a 30 ans (et oui comme le Keke Rosberg, la même année 1983). Et Yannick eut un fils qu’il prénomma Joaquim.  Le troisième sportif de talent dans la famille Noah va lui s’intéresser au Basketball jusqu’à y briller au firmament de la NBA puisqu’il joue actuellement aux Bulls de Chicago. 3 générations et 3 sports différents.

Maintenant revenons au fils qui fait le même chemin que son père et intéressons-nous à deux Algériens. D’abord le père, Ahmed Oudjani un redoutable avant-centre qui un jour inscrivit à lui seul six buts avec son équipe de Lens face au Racing Club de France, c’était le 8 décembre 1963. L’Algérie était indépendante depuis un peu plus d’un an et Ahmed après avoir rejoint les rangs de l’équipe du FLN en 1960 était revenu au club de ses premières amours le RCLens où il avait marqué 15 buts durant sa première saison en 1957-58. Nous connaissions donc Ahmed et nous avons appris à connaître Chérif, son fils. Lui aussi footballeur au RCLens et lui aussi fidèle au maillot algérien qu’il portera 21 fois. Nous garderons à jamais son nom dans nos mémoires car c’est lui qui, un jour de 1990 au stade du 5 Juillet, inscrivit ce magnifique but qui donna à l’Algérie son premier trophée africain face au Nigéria en finale de la CAN.
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Ahmed Oudjani

Alors père-fils, une histoire de gènes ou « je veux faire comme papa » ?