samedi 17 avril 2010

Parlons sport du 17 avril 2010

Dans ce Parlons sport , vous allez revenir sur trois coups de gueule entendus dans l’émission « Football magazine » diffusée hier sur notre antenne…
Hé oui, c’est la base qui se rebiffe et qui le dit clairement au sommet. Tant la FAF, la LNF que le staff technique de l’équipe nationale ont été pris à partie par différents intervenants. Tout d’abord Mohammed Zemmamouche, le gardien du MCA qui en veut à Benchikha pour ne pas lui avoir annoncé, en face à face, son éviction de l’équipe nationale des A’. Zemmamouche avait contesté des décisions de l’arbitre lors du match de coupe qui avait opposé son club à celui de Batna. Le joueur incriminé avait appris sa suspension des Fennecs par le biais de la presse...
Cela nous rappelle le comportement de Saadane vis-à-vis des joueurs locaux écartés après la rencontre face à la Serbie… ?…
Tout à fait! Il semble donc que la leçon n’ait pas été retenue du côté du staff technique. Nos joueurs ont besoin de considération et l’encadrement des Verts ne semble pas soucieux de leur en apporter. Zemmamouche a employé le mot de père en parlant de son entraîneur des A’. Je crois qu’un père est là pour éduquer et non pas seulement pour sanctionner. Le staff technique doit faire preuve de plus de psychologie, s’il veut que le groupe demeure soudé à tous les échelons.
Le second ras le bol nous vient d’une dame, entraîneur de football de son état …
Naima Laouadi a quitté la France pour venir entraîner le club de Bélouizdad. Elle a laissé libre cours à sa colère devant le manque de « considération » dont font preuve les dirigeants du football fédéral à l’égard des féminines. Elle leur reproche en outre la suppression du championnat national qui a été remplacé par des championnats régionaux, les premiers de chacune de ces compétitions régionales se retrouvant pour une sorte de finale nationale. Si son énervement est légitime concernant son club, qui paraît avoir souffert de la programmation en coupe, il peut sembler prématuré de lancer une compétition nationale unifiée, digne de ce nom, tant que le football féminin ne se sera pas développé également dans toutes les régions. Le chemin sera long et il passe nécessairement, là aussi, par la formation. Il ne faut pourtant pas désespérer et à voir le niveau qui a prévalu lors de la finale de coupe d’Algérie qui a opposé hier les filles d’Alger Centre à celles de Relizane, on peut être confiant : notre football féminin est prometteur…
Mohamed Medouar, le président de l’ASO Chlef s’en prend lui à la programmation des matches faite par la Ligue Nationale de Football…
Il s’agit en fait de la déprogrammation du match Sétif-Chlef en demi finale de la coupe d’Algérie. La rencontre a été décalée d’une journée pour permettre aux Sétifiens retenus en sélection A’ de pouvoir récupérer de leur voyage en Libye. Ceci est tout à fait légitime. Mais la question qui se pose est : « pourquoi ne pas y avoir pensé avant d’annoncer la première programmation » ? Les joueurs retenus par Benchikha étaient connus avant que l’instance fédérale ne rende public le programme de ces demi finales. Dans une précédente chronique nous avions employé les mots de programmation à géométrie variable. Il est évident que cela n’est pas prêt de changer. Maintenant, quant à l’horaire assez tardif de 20 h 45, il est dû à l’intervention de la télé : l’ENTV, au lieu d’adapter son sacro saint
journal télévisé de 20 h. à la circonstance, a préféré imposer un horaire qui n’est pas compatible avec les habitudes de déroulement des matches chez nous. En cas de prolongation et de tirs au but, la rencontre entre Sétif et Chlef risque de se
terminer aux alentours de 23 h 30. A-t-on pensé aux supporteurs chélifiens qui devront effectuer un trajet de plusieurs centaines de kilomètres en pleine nuit ? Et la sécurité routière dans tout cela... ?
Aujourd’hui, nos joueurs de la sélection A’ jouent leur va tout en Libye pour ce match retour des éliminatoire du championnat d’Afrique des locaux qui aura lieu en 2011 au Soudan…
Lors du match aller les protégés de Benchikha ne s’étaient imposés que par un but d’écart à Koléa, ce qui est peu, au vu de la valeur des joueurs libyens. Nos adversaires n’ayant pas d’expatriés en leur sein, c’est donc l’équipe de Libye qui a participé aux éliminatoires de la coupe d’Afrique d’Angola que rencontreront nos représentants. S’ils venaient à se qualifier, ce serait un signe fort : le retour de l’Algérie dans le gotha africain. Les coéquipiers de Cédric Si Mohamed, qui remplace Zemmamouche dans les buts, ont rallié la Libye avec un cœur gros comme ça. Ils peuvent très bien, comme l’ont fait le CRB, l’ESS et la JSK, se qualifier au prochain tour en obtenant, en terre adverse, un bon résultat.
D’autant que Saadane sera présent et qu’il se pourrait que l’un ou l’autre des joueurs puisse gagner ses galons parmi les Fennecs et aller ainsi en Afrique du Sud… ?
N’allons pas trop vite en besogne. Saadane doit d’abord annoncer une liste de 30 joueurs avant de sélectionner au terme du stage hélvéto-germanique les 23 heureux élus pour la coupe du monde. Donc wait and see
On a beaucoup parlé ces derniers temps du fameux maillot des Fennecs qui bat des records de vente en France mais qui est introuvable en Algérie…
En effet, le maillot des Verts, qui est cédé à 75 euros, est en train de crever le plafond puisqu’il passe devant celui des Tricolores dans le hit parade des meilleures ventes de maillots nationaux en France. Alors, vous vous demandez pourquoi il n’est pas commercialisé chez nous. La réponse nous a été révélée ce mardi, au cours d’une conférence qu’a donnée, dans le cadre d’une rencontre organisée par le CARE à l’ESAA, M. Abdelkader Boumessila. Le conférencier, ancien directeur du port de Béjaia, nous a ainsi appris que l’équipementier des Verts avait renoncé à fournir les maillots aux fans algériens pour manque de logistique au niveau national. Cette assertion mérite certainement une explication des concernés. Là aussi, nous ne pouvons que nous perdre en conjectures…
Un dernier mot sur l’introduction de l’oreillette au sein de l’arbitrage en Algérie. Qu’est-ce qui va changer… ?
Beaucoup de choses, dans la mesure où le 4ème arbitre va pouvoir communiquer dans l’instant avec le directeur de jeu et lui signaler ce qu’il n’aurait peut-être pas vu. Autre changement de taille : toutes les discussions avec le référé seront enregistrées. A une semaine près, on aurait su ce que Zemmamouche a vraiment dit à l’arbitre.
Les joueurs n’ont qu’à bien se tenir à l’avenir. On vous retrouvera, Abdennour Nouiri, la semaine prochaine pour un autre décryptage de l’actualité sportive dans
« Parlons sport » et je rappelle que l’on peut retrouver cette chronique sur votre blog dans
« lemastuvu.blogspot.com »

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samedi 10 avril 2010

Parlons sport du 10 avril 2010

Dans ce Parlons sport vous allez revenir sur la dernière réunion du bureau exécutif de la FAF qui vient de prendre quelques décisions qui feront date…
Fidèle à sa ligne de conduite, M. Raouraoua, le président de la FAF a jeté les bases de la construction d’un véritable football national durable. Ainsi le fait de ne plus avoir recours à des joueurs étrangers et celui de limiter l’effectif de chaque club de l’élite à 25 joueurs vont amener nos présidents à se tourner vers la formation. Le nombre de juniors pouvant évoluer en équipe première n’étant pas limité, on leur fera de plus en plus appel. Finie cette politique du recrutement à tout va qui a fait tant de mal et à nos clubs et partant à tout notre football. Notre équipe nationale ne peut plus compter sur des joueurs du cru, tout simplement parce que les locaux ne sont pas assez formés. Et voilà donc que l’on va reparler de ces centres de formation qui font défaut à la plupart de nos clubs. C’est là la pierre angulaire d’un professionnalisme bien compris.
Cette semaine écoulée, on a entendu deux entraîneurs de renom, Lechantre du Club Africain et surtout Michel Hidalgo faire l’éloge de Rabah Saadane…
Nul n’est prophète en son pays, pourrions nous dire en lisant toutes les critiques auxquelles fait face le coach national. On lui reproche rien moins que de vouloir donner à l’équipe nationale les meilleurs joueurs devant nous représenter en Afrique du Sud. De partout des voix s’élèvent pour faire barrage à la venue des nouveaux sélectionnés dont on connaîtra très vite les noms. Saadane s’est expliqué dans une interview à une télévision marocaine. Il a répété qu’il lui fallait des remplaçants de valeur sur le banc et c’est la raison pour laquelle il doit récupérer, poste pour poste, 3 à 4 joueurs pour remplacer les locaux dont il s’est séparés après le match face à la Serbie. Et comme vous l’avez dit on a entendu et Lechantre et Hidalgo apporter de l’eau au moulin de Saadane. Ils ont tous deux réaffirmé que ce n’était pas chambouler une équipe que d’y incorporer de nouveaux éléments à quelques semaines du mondial.
Encore des polémiques concernant la probable venue de ces néo Fennecs, certains parlent même des nouveaux patriotes
Encore une fois sachons raison garder. Les joueurs qui se sont dits disponibles pour rejoindre l’équipe nationale ne sont ni plus ni moins patriotes que ceux qui l’ont quittée. Abondance de biens ne nuit pas. Beaucoup de joueurs, nés en France pour la plupart, sont aptes à revêtir les couleurs nationales. Qui s’en plaindrait ? Il fut une période où nous n’avions pas beaucoup de choix, les temps ont changé et même un joueur comme Habib Bellaid qui aurait pu revêtir le maillot tunisien préfère être un Vert. Il y a quand même de quoi se montrer très fier que nos jeunes nés outre mer gardent un lien si intense avec le pays.
Certains disent que ce regain d’intérêt pour l’équipe nationale est dû à sa qualification en coupe du monde …
Je vous le redis, on ne saurait mettre en doute l’engagement pour l’équipe nationale des derniers arrivés et des potentiellement sélectionnables. Les joueurs de l’autre côté de la Méditerranée ouvrent les yeux et ils s’aperçoivent que, même s’ils sont sélectionnés en jeunes chez les Tricolores, cela ne sous entend pas une carrière à la Zidane. Benarfa de Marseille et Nasri d’Arsenal en savent quelque chose eux qui ne sont plus appelés par Raymond Domenech. Cela donne à réfléchir au plus grand nombre de joueurs de qualité d’origine algérienne.
Mais à ce jeu-là notre équipe nationale ne sera formée que de joueurs évoluant à l’étranger…
A partir du moment où ces championnats sont plus relevés que le nôtre, on ne s’en plaindra pas. Un joueur qui fait ses preuves en Bundesliga, c’est quand même autrement plus valorisant pour notre sélection nationale que d’être le meilleur buteur de notre championnat. Nous serons dépendants de la formation dans les clubs européens pendant encore de longues années. Tant que tous les clubs ne feront pas comme le Paradou qui a lancé grâce à Guillou sa propre académie, donc tant que notre football ne sera pas capable de produire des Madjer, Belloumi et autre Assad, nous serons toujours à l’écoute des championnats étrangers pour dénicher la perle rare qui fera les beaux jours des Fennecs.
Mais cette semaine nous a quand même valu une triple qualification dans les coupes africaines de clubs. C’est un signe de renouveau… ?
Bien sûr, on ne peut que se réjouir de voir Sétif, Tizi Ouzou et Bélouizdad conti-nuer leur aventure africaine au moment même où l’Egypte qualifiait 4 équipes et que la Côte d’Ivoire n’en avait plus aucune. Le chemin du renouveau est long. Il passe déjà par une participation à la phase finale du CHAN de nos A’ et donc par une victoire sur la Libye dans quelques jours.
Justement à propos de ces A’, Lemouchia endosse de nouveau le maillot des Verts après sa saute d’humeur de la CAN angolaise…
Les dirigeants de notre football ont montré à plusieurs reprises qu’ils n’étaient pas là uniquement pour sanctionner ceux qui avaient fauté mais aussi pour leur donner une seconde chance. C’est le cas pour Khaled Lemouchia qui sera d’un grand apport pour les protégés de Benchikha. Le président Raouraroua dont on dit que c’est une main de fer dans un gant de velours vient de montrer que le pardon grandit celui qui l’accorde. Pourvu maintenant que le concerné sache reconquérir la confiance de ses responsables et retrouver sa place en équipe nationale.
Espérons que votre appel soit entendu et que la sérénité revienne dans les rangs de nos Fennecs. C’est tout ce que nous leur souhaitons pour aborder une coupe du monde qui nous fait déjà rêver. On vous retrouvera, Abdennour Nouiri, la semaine prochaine pour un autre décryptage de l’actualité sportive dans « Parlons sport ».

Pour écouter cette chronique, recopiez ce lien: http://macle.voila.fr/index.php?m=c9ae77e8&a=7d397569&share=LNK70634bc097c7e4a90

samedi 3 avril 2010

Parlons sport du 3 avril 2010

Dans ce Parlons sport vous allez passer tout d’abord un coup de gueule et cela suite au match ayant opposé hier la JSK au Club Africain…
Incompréhensible l’attitude de Yahia Chérif qui venait de marquer le 1er but des Kabyles et qui ne trouvera rien de mieux que d’ôter son maillot, ce qui lui occa-sionnera un avertissement de la part de l’arbitre libyen ! Mais voilà, le buteur en avait déjà pris un autre en cours de jeu, donc direction les vestiaires. Et pour une gaminerie, on va laisser ses coéquipiers jouer à 10. Cette situation, je l’avais déjà vue jouée par Hadj Aissa lors du match aller de finale de coupe d’Afrique à Sétif entre l’entente et le Stade malien. Bien sûr, Hadj Aissa n’avait pas évolué au match retour et l’on sait comment les Sétifiens ont laissé échapper le trophée continental. Après cela, on va encore parler de professionnalisme ! Mais quelle mouche pique donc nos joueurs pour vouloir se dévêtir à tout prix devant leurs supporteurs dès qu’ils réussissent un but ? N’y a-t-il pas de responsables au sein de leurs clubs pour leur rappeler que ce geste s’accompagne irrémédiablement d’un carton jaune ? Je pense que des sanctions financières feront réfléchir nos buteurs récalcitrants.
Les présidents chez nous n’ont plus le vent en poupe. Après le basket, c’est celui du tae kwando qui est dans de mauvais draps… ?
C’est une épidémie semble-t-il qui frappe notre sport. Jugez en ! L’escrime a deux présidents, dont l’une reconnue par sa fédération internationale et par les tribunaux algériens mais pas par les autorités de tutelle. Le cyclisme, lui, a un président qui ne répond pas aux normes édictées par l’UCI, l’Union Cycliste In-ternationale et cela va priver l’Algérie de la participation à des courses régionales ou mondiales. Le basket fait bien les choses : le président reçoit le quitus du commissaire aux comptes, mais se voit accueillir par des cartons rouges de la part des membres de son AG. Le bureau fédéral de la balle haute n’a d’autre choix que de rendre le tablier. Dernier en date, le président de la fédération de Tae Kwando qui, lui, doit affronter dès aujourd’hui des membres d’une assemblée générale très remontés contre sa gestion si l’on se fie aux communiqués de presse lus cette semaine.
Et voilà que Hanachi, lui-même jette un pavé dans la marre en annonçant qu’à l’âge de 60 ans, il est prêt à passer le témoin à plus jeune que lui …
Vous savez la responsabilité, cela use et surtout quand on y met toute son énergie et toute sa passion. Hannachi est à la tête de la JSK depuis deux décennies et l’on comprendrait qu’il veuille prendre un peu de recul. Ce n’est certainement pas l’âge qui est en question dans la mesure où dans bien des clubs de renommée mondiale, des présidents ont dépassé allègrement ce seuil. Le tout est une question d’engagement. Maintenant dans le nouveau paysage footballistique qui se dessine peu à peu et qui prendra forme définitivement en 2011, peut-on postuler à un poste de président sur le seul critère d’avoir été un footballeur, un enfant du club comme on dit ? Certainement non. Il ne suffit plus d’avoir chaussé les crampons dans sa jeunesse pour pouvoir piloter cet avion cargo que va devenir le club pro. Des formations comme celle de Paris St Germain ou de l’OMarseille ont même fait appel à d’anciens journalistes sportifs pour leur confier les commandes de leurs paquebots, ces Titanic qui peuvent couler corps et biens s’ils venaient à être mal pilotés.
Alors que peut-on dire sur ces batailles au sommet … ?
La seule chose sur laquelle on pourrait s’avancer, c’est qu’il ne faut pas essayer de forcer la main à quelqu’un qui sent que le moment est venu pour lui de tirer sa révérence. Inversement, que les apprentis sorciers qui préparent les successions dans une quasi pénombre prennent bien soin de se rappeler qu’il y a toujours un retour de manivelle. La parole doit revenir aux membres élus des assemblées générales qui doivent juger en leurs âmes et consciences et non par la grâce d’une poussée due aux vents dominants. Notre sport ne se relèvera qu’à cette condition.
Les vacances scolaires et universitaires se sont achevées et maintenant place aux révisions pour les différents examens mais aussi préparation aux différents matches qui vont clore cette saison sportive chez nos lycéens et étudiants … ?
Avril et mai sont en effet les mois pendant lesquels nos potaches se retrouvent pour les championnats nationaux en sports individuels ou collectifs! Quand on a été soit même lycéen ou étudiant, on sait ce que représentent ces mois de printemps au cours desquels les lauriers vont être distribués à ceux qui auront su se transcender sur la cendrée des stades. Le sport de l’école à l’université devrait demeurer une constante dans l’esprit des décideurs. Force est de constater que des infrastructures universitaires sont en cours de construction à l’intérieur et dans la périphérie d’Alger sans qu’on ne voit poindre de salles de sports attenantes. Le sport ne peut se soustraire à l’influence de l’université. Inutile de rappeler que le handball nous a valu des heures de gloire tout simplement parce que des universitaires le pratiquaient dans leurs clubs mais bien aussi au sein des équipes de leurs facultés. Un institut comme celui de l’ISTS gagnerait, lui, à changer de statut et à devenir une grande école comme le sont HEC Alger ou Polytech : des chercheurs en sport, on en a aussi besoin, comme le soulignait encore jeudi sur notre antenne, le professeur Hocine Zerguini, directeur de l’ISTS.
Espérons que votre appel soit entendu et que reprenne ses lettres de no-blesse cette devise qui vous est si chère, vous l’ancien responsable du sport universitaire : « mens sana in corpore sano …».

…Un esprit sain dans un corps sain !

On vous retrouvera, Abdennour Nouiri, la semaine prochaine pour un décryptage de l’actualité sportive dans un autre « Parlons sport ».

Pour écouter cette émission recopiez ce lien: http://macle.voila.fr/index.php?m=c9ae77e8&a=7d397569&share=LNK40914bb7806cc0d45

samedi 27 mars 2010

Parlons sport du 27 mars 2010

Dans ce Parlons sport nous allons nous intéresser au championnat national de football. Le président de la ligue nationale a annoncé que pour cause de Mondial, le championnat s’arrêterait bien à fin mai et que 15 jours auparavant, tous les matches en retard devront avoir été disputés. Un club comme Sétif risque de ne pas soutenir le rythme… ?
Après la rencontre d’hier face à El Eulma, les Sétifiens comptent 5 matches de retard. Cela devrait s’accentuer sachant que les gars des Hauts Plateaux sont en-gagés dans une compétition de la ligue des champions africains qui va occasion-ner d’autres matches reportés. Les coéquipiers de Laifaoui qui sont concernés par les quarts de finale de la coupe d’Algérie risquent d’avoir du pain sur la planche. La succession des rencontres qu’auront à disputer les Noir et Blanc laisseront certainement des traces tant sur leur physique que sur leur mental. Preuve en est le nul concédé à domicile face à El Eulma avec à la clé l’expulsion de Hémani. Les équipes qu’auront à rencontrer les Aigles des Hauts Plateaux seront plus fraîches et surtout plus déterminées à vendre chèrement leur peau au fur et à mesure que se rapprochera le terme de cette compétition et son verdict. Dans ces conditions, on voit mal comment Sétif pourrait inquiéter le Mouloudia d’Alger. La programmation des matches de football fait plus appel aux sciences expérimentales qu’à la pure logique. Voilà certainement un domaine dans lequel la ligue nationale devra progresser à l’avenir si tant est que lorsque l’on parle de professionnalisme, il faut d’abord se l’appliquer à soi même.
La violence dans les stades va faire l’attention des plus hautes autorités du pays. Une réunion a regroupé le premier ministre, le ministre de la jeunesse et des sports et le président de la fédération de football. Peut-on espérer voir ce phénomène régresser chez nous… ?
Nous sommes condamnés à trouver des réponses efficaces et durables à ce phénomène qui ne touche pas que notre pays. Après la défaite du PSG devant Marseille, des supporteurs parisiens se sont affrontés aux alentours du Parc des Princes. Un jeune homme a succombé à ses blessures. Fin identique et aussi tragique pour un fan des Verts originaire de Jijel qui avait été poignardé après le match Algérie-Serbie aux alentours du stade du 5 juillet. Grâce aux caméras placées tout autour de l’enceinte parisienne, les agresseurs avaient été appréhendés. Un même dispositif devrait équiper les plus grands stades d’Algérie. D’autres mesures comme l’interdiction d’entrée aux mineurs non accompagnés ainsi que pour les supporteurs jugés trop virulents pourraient porter assez rapidement ses fruits. Dans un pays comme l’Angleterre, à l’heure du match, certains supporteurs, identifiés comme dangereux, doivent pointer au commissariat de leur ville.
D’autres mesures, plus « éducatives » que répressives devront être aussi mises en branle. Les journalistes à ce propos devraient d’abord balayer devant leur porte. Pour certains plumitifs, il n’y a aucun discernement dans le choix des termes qu’ils emploient. Des mots ou expressions comme « guerre », « enfer », « la victoire ou la mort » par exemple ne peuvent qu’être les ferments de la violence au sein d’une couche de la population peu ou prou préparée à la défaite de ses favoris.
Lors de cette réunion au plus haut sommet, il a aussi été question de revoir le décret qui limite les mandats des présidents de fédération … ?
Ce texte partait d’une bonne intention : renouveler le personnel qui gère les fé-dérations. Certains avaient pris racine et grâce au clientélisme, ils s’étaient assurés une reconduction quasi automatique. Mais chaque médaille a son revers. Priver un président qui travaille utilement pour le développement de sa discipline d’un autre mandat, c’est prendre le risque de ne voir arriver à la tête des instances que des aventuriers qui se sachant non ré-éligibles ne vont travailler que pour leur propre intérêt. Sur un autre plan, pour pouvoir s’introduire au sein des instances africaines, voire internationales, il faut qu’il y ait de la visibilité qui ne peut être atteinte que dans la durée. Il faut certainement trouver un juste milieu entre le vote d’une assemblée générale fut-elle légitime et les intérêts d’un pays. La loi du nombre n’est pas toujours la meilleure, sinon comment comprendre qu’un président, celui du basket, dont le bilan financier a été avalisé par le commissaire aux comptes puisse être désavoué par ses pairs… ?
L’Algérie se replace dans le gotha des nations qui organisent régulièrement des compétitions internationales. C’est là un signe qui ne trompe pas … ?
Le grand prix international cycliste de la ville d’Alger est revenu après une dé-cennie d’absence. A Tipasa, se sont déroulent actuellement les championnats d’Afrique messieurs et dames de tir aux armes sportives. A partir d’aujourd’hui aura lieu à Zéralda un tournoi amical en football pour les moins de 20 ans avec la participation du Maroc, de la Tunisie, du Mali et de nos représentants drivés par
Othmane Ibrir qui avait mené les U17 sur la seconde marche du podium africain. En une semaine, trois compétions assez relevées qui permettent aux Algériens de renouer avec l’organisation de compétitions internationales. La Grèce se fait tirer l’oreille pour son retard dans la préparation des Jeux Méditerranéens de 2013. Pourquoi Alger ne se mettrait-elle pas sur les rangs en cas de démission définitive des responsables helléniques ? La seule fois où notre capitale avait accueilli l’élite sportive des deux rives de la Mare Nostrum remonte à 1975. Notre pays a abrité une seconde éditions des Jeux Africains pourquoi ne pas récidiver avec les jeux méditerranéens ?
Mais il faudrait régler auparavant le problème de légitimité dont souffrent certaines fédérations au plan international … ?
L’escrime et le cyclisme sont toujours dans le collimateur des fédérations inter-nationales concernées. Il est grand temps de retrouver ce que vous appelez justement une légitimité internationale. Si le tour d’Algérie doit être organisé dans les prochains mois, il ne pourra l’être qu’avec la bénédiction de l’UCI. Alors autant se mettre autour d’une table et redonner à l’Algérie sa place dans le gotha des nations sportives qui comptent. En nous ne saurions terminer cette chronique sans féliciter nos représentants en goal ball une discipline pour footballeurs non voyants. Les Fennecs se sont imposés en terre égyptienne, il fallait le faire !
Bravo à nos sportifs. On vous retrouvera, Abdennour
Nouiri, la semaine prochaine pour un autre décryptage de l’actualité sportive dans « Parlons sport ».


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samedi 20 mars 2010

Parlons sport du 20 mars 2010

Dans ce « Parlons sport » nous allons d’abord revenir sur ce match de Koléa qui a vu notre équipe nationale A’ battre très difficilement l’équipe libyenne…
Pour ceux qui en doutaient, la réponse a été cinglante : les locaux sont loin, très loin du niveau requis pour espérer rejoindre l’équipe fanion. Au vu de cette ren-contre, on comprend mieux que Saadane ait remercié quelques joueurs dits du cru à quelques mois du mondial. Faible notre championnat, bien faible !
Pour ajouter de l’eau à votre moulin, le surprenant nul de la JSK face au Club Africain alors que celui-ci était en infériorité numérique…
A voir les Rouge et Blanc du club Tunisois se démener comme de beaux diables, on aurait pu croire que c’étaient eux qui étaient au complet et les Canaris qui jouaient à 9 ! Quel est le niveau de notre championnat si on le compare aux différentes compétitions d’un pays comme la France puisque c’est de l’Hexagone que nous viennent la plupart de nos sélectionnés ? Diriez-vous qu’il correspond à la deuxième division française ? Non bien sûr ! Pour les Ténors, Sétif, Béjaia, Mouloudia d’Alger et JSK, allez, soyons indulgents et optons pour la 3ème division, pour les autres, c’est à peine le niveau CFA 2 et encore c’est bien payé. Dans ces conditions, on ne peut se permettre d’aller prospecter les Verts sur nos pelouses mais bien sûr sur celles d’autres pays. Pendant encore plusieurs années, nous serons condamnés à suivre l’évolution de tel ou tel joueur algérien qui aura brillé dans des championnats européens ou autres.
Saadane dit qu’il les suit grâce aux chaînes satellitaires et même à travers Internet … ?
Ce n’est qu’une manière d’avoir un œil sur ses poulains. Pour les autres, il a dé-pêché des membres de son staff qui les ont supervisés et maintenant c’est au tour du sélectionneur national d’aller leur rendre visite en compagnie de M. Raouraoua. Il pourra certainement s’entretenir avec Fabre, Guedioura ou Boudebouz mais certainement pas avec Neimar qu’un journal de chez nous a présenté comme pratiquement sélectionné chez les Fennecs alors que c’est un Brésilien de père et de mère…
Une explication sur ce cas des plus insolites… ?
Un canular tout simplement ! Des internautes ont tendu un piège et au moins un journaliste algérien a mordu à l’hameçon. Sur Wikipédia, un petit malin a modifié la carte de visite de Neymar Da Silva Santos, ce jeune de 18 ans qui évolue au sein du club brésilien de Santos et qui est convoité par des clubs européens de renom. On a fait croire que Nemar était de père algérien ce qui est parfaitement faux mais le plus grave, c’est que ce journal a pris pour argent comptant cette information, entre guillemets, qui disait que Saadane était sur le point de le convoquer parmi les Verts pour le match face à l’Irlande. Décidément la recherche du sensationnel n’a plus de limite.
Zidane prêt à donner un coup de main aux Fennecs…
Il a bien fait de décliner l’offre de devenir sélectionneur national. Cependant et il l’a dit sur une chaîne cryptée, il est susceptible de prêter main forte aux Verts en les conseillant lors de leurs stages d’avant mondial et même en Afrique du Sud. Bon sang ne saurait mentir. J’espère qu’après cette déclaration et tous ses actes envers notre pays, nos confrères arrêterons de l’affubler de l’étiquette de « joueur français d’origine algérienne ». Pourquoi ne pas dire tout simplement le Franco-Algérien Zinedine Zidane… Tout simplement, et Zizou est un homme d’une grande simplicité. Il sera en quelque sorte le grand frère des Meghni, Yebda et autre Abdoun ou Lacen.
La petite reine revient au devant de la scène après une absence d’une décennie.
Et revoilà le tour d’Alger cycliste qui va débuter au courant de cette semaine avant les grandes retrouvailles avec le tour d’Algérie cycliste au mois de juin prochain. C’est le signe que ce sport, très apprécié chez nous et qui a fourni de grands champions de la trempe des Hamza ou Bayani, va de nouveau redorer son blason. Gageons que suite à ces deux compétitions, des dizaines de nos jeunes vont affluer vers les clubs qui s’enorgueillissent de posséder encore cette discipline. Allons messieurs les président des clubs de foot de D1, mettez un peu d’argent dans l’achat de vélo, nos jeunes feront le reste !
Et voilà que l’on reparle des Togolais mitraillés juste avant la CAN d’Angola. Le gardien qui avait reçu deux balles dans l’abdomen est rentré en France où il jouait avec le club de Lorient…
Rappelez-vous : Kodjovi Obilalé, 25 ans, avait été blessé par balles au dos et à l'abdomen lors de l'attaque qui avait visé le bus de la sélection togolaise le 8 jan-vier par des séparatistes dans l'enclave de Cabinda, tout juste deux jours avant le coup d'envoi de la CAN angolaise. Deux membres de l'encadrement togolais avaient trouvé la mort dans cet attentat. Et bien, la première chose que veut faire le gardien togolais, c’est d’assigner en justice la Confédération Africaine de Football ou bien le pays organisateur. Hayatou, le président de la CAF, va avoir du souci à se faire ! Il risque, s’il était reconnu coupable, de ne plus pouvoir voyager ce qui serait pour le moins gênant quand on est vice président de la FIFA…
Justement à propos de la FIFA, c’est pour bientôt ce verdict suite au cail-lassage du bus des Fenecs au Caire … ?
Raouraoua et son homologue égyptien ont été auditionnés à Zurich par la FIFA et l’on est toujours dans l’attente d’éventuelles sanctions à l’encontre de l’Egypte. Mais rassurez-vous, Hayatou veille au grain et l’équipe des Pharaons ne risquera pas grand-chose ! On dit bien que « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » et de longueur de temps, la FIFA en a usé et abusé au point de faire oublier aux passionnés du ballon rond, à travers la planète, cette affaire qui avait suscité, en son temps, une grande émotion. Ils sont très forts à la FIFA and co.
Wait and see comme vous le dites si bien…On vous retrouvera, Abdennour Nouiri, la semaine prochaine pour un autre décryptage de l’actualité spor-tive dans « Parlons sport ».

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samedi 13 mars 2010

Parlons sport du 13 mars 2010

Nous vous retrouvons chaque semaine à la même heure et vous essayez de décrypter, en votre qualité d’universitaire et d’ancien membre très actif du mouvement sportif national, ce qui a fait l’actualité de la semaine écoulée dans le domaine du sport. Je voudrais pour commencer ce « Parlons sport » que nous revenions sur ce qui s’est écrit, ces derniers jours, au sujet du staff technique et de l’entraîneur national en particulier. Y a-t-il de l’eau dans le gaz dans les rapports qu’entretiennent Raouraoua et Saadane… ?
Je ne suis pas dans le secret des dieux. J’ai lu comme vous que le président de la fédération n’était pas content de la manière dont était gérée la communication au sein du staff technique de l’équipe nationale et il l’aurait fait savoir à travers une déclaration à un journal et ce depuis Tripoli. S’il s’est empressé de faire connaître son mécontentement c’est qu’il a pensé qu’il y avait péril en la demeure. D’autre part, on dit que le linge sale se lave en famille. Donc il aura certainement l’occasion quand il retrouvera les membres du staff technique de mettre les points sur les I. Ceci étant, il est reproché à Saadane la façon peu cavalière avec laquelle il s’est séparé de plusieurs éléments de la sélection nationale. Peut –être aurait-il été plus judicieux de leur annoncer leur mise à l’écart, tout en les remerciant pour leur engagement pour l’équipe nationale, juste après le match face à la Serbie. Comme je vous l’ai déjà dit, il faut savoir gérer et la communication interne et la communication externe et cela la fédération de football doit s’y atte-ler avant que des interférences ne viennent perturber la bonne entente qui règne au sein des Verts.
M. Saadane s’apprêterait à convoquer de nouveaux joueurs en équipe d’Algérie. Je cite, comme cela, Carl Medjani, Mickael Fabre ou encore Boudebouz ou le fils de Guédioura l’ancienne gloire de l’USMAlger. N’est-ce pas un peu tard pour remanier l’équipe en profondeur sachant que 5 ou 6 joueurs pourraient se retrouver chez les Verts pour la première fois lors de la rencontre de fin mai face à l’Irlande… ?
Saadane a le mérite, et on doit le lui reconnaître, d’avoir toujours dit la vérité aux Algériens. Il a ainsi répété à maintes reprises qu’il manquait de temps pour monter une équipe pour le mondial. La coupe d’Afrique des Nations est venue trop vite après la qualification des Fennecs grâce au match d’appui. Il n’a pas eu le temps de se retourner que voilà déjà l’Angola. Il ne pouvait à cette étape là tout chambouler et il a fait avec ce qu’il avait sous la main. Maintenant, il a la certitude que certains joueurs locaux ne pourront être de la partie lors du mon-dial sud africain. Devait-il les garder au risque d’aller vers des déboires ou bien fallait-il rectifier le tir avec cette grande incertitude : la mayonnaise va-t-elle prendre ? L’ancien professeur à l’ISTS doit avoir pesé le pour et le contre et ac-cordons lui qu’il ne cesse de bâtir cette équipe nationale que nous appelons tous de nos vœux. Quoiqu’on en dise, et jusqu’à présent, il a réussi à redorer le bla-son des Verts et la CAF ne s’y est pas trompée qui a désigné l’Algérie comme meilleure équipe africaine de l’année écoulée. Alors de grâce, laissons ce mon-sieur et son staff faire leur travail et si après le mondial il devait tirer sa révérence, ce serait avec ce sentiment du devoir accompli.
Zidane comme sélectionneur national, vous y croyez, vous … ?
Laissons le temps au temps ! Zizou est un monsieur au grand cœur et s’il peut aider d’une façon ou d’une autre le pays de ses ancêtres, il le fera et il le fera bien. De là à ce qu’il devienne sélectionneur national, c’est une toute autre histoire…
Vous avez évoqué la présence de M. Raouraoua à Tripoli où une délégation de la CAF dont il faisait partie a discuté avec les Libyens de la possibilité pour eux d’organiser leur CAN en 2013 et non pas en 2014. On aurait ainsi deux CAN qui se suivraient, n’est-ce pas trop… ?
La coupe du monde qui succèdera à celle de juin est prévue en 2014. L’Afrique, toute entière, est maintenant acquise au fait qu’il faut dorénavant organiser les coupes d’Afrique des Nations les années impaires pour qu’elles ne coïncident pas, comme cette fois, avec la coupe du monde. En 2012, ce sont le Gabon et la Guinée Equatoriale qui auront l’insigne honneur de recevoir l’élite footballistique africaine. D’ailleurs, les éliminatoires pour ces joutes débuteront dès le mois de septembre. Mais s’il fallait que les Libyens avancent la leur, il faudrait faire l’impasse sur d’autres éliminatoires. Cela voudrait dire, en clair, que seules les équipes qui seraient qualifiées pour 2012 seraient présentes en terre libyenne. Cela est tout à fait illogique. Admettons, ce qu’à Dieu ne plaise, admettons donc que les Fennecs ne puissent sortir dans les deux premiers de leur groupe qui comprend aussi le Maroc, la Tanzanie et la Centrafrique, cela signifierait que nos verts seraient absents à deux CAN consécutives. Absurde ! Et les clubs européens, vous croyez qu’ils accueilleraient de gaîté de cœur le fait de libérer leurs joueurs africains deux années de suite en plein mois de janvier ? Non, s’il faut décaler, c’est vers 2015 et non vers 2013 ! Le fait de ne pas avoir une CAN pendant trois ans posera moins de problème que deux CAN qui se succèdent sans intervalle.
Voilà que nous arrivons bientôt au terme de ce rendez-vous et vous avez d’autres sujets, Abdennour Nouiri, qui vous tiennent à cœur et que vous ne pouvez qu’évoquer ici…
Tout d’abord, félicitations à notre équipe nationale de cross country championne du monde militaire de cross court et félicitations aux organisateurs du tournoi féminin de football de Ain Defla avec la participation de deux clubs maghrébins. On espère qu’une autre ville prendra le relais l’an prochain. Tout à l’heure, nos A’ croiseront le fer avec leurs homologues libyens à Koléa : on est de tout cœur avec vous, les Fennecs prime ! Cette nuit se sont ouverts à Vancouver les jeux paralympiques d’hiver (et oui cela rime). C’est l’occasion pour moi de saluer, en cette veille de journée nationale des handicapés, pour leur courage, tous les sportifs qui malgré, et, parfois, en raison même de leur handicap veulent pousser encore plus loin leurs limites : nous sommes fiers de vous. Le Réal de Madrid qui se fait barrer le chemin par Lyon : décidément les Galactiques ne font plus le printemps. MCA-USMA et voilà qu’on se dispute. Le match a été délocalisé vers le 5 juillet comme a été reporté celui qui devait opposer les Mouloudéens aux Harrachis. C’est vrai que tout cela a du mal à passer ! Y aurait-il une politique du « deux poids deux mesures » du côté de la ligue nationale de football ? Affaire à suivre …
Affaire à suivre comme vous le dites. On vous retrouvera, Abdennour Nouiri, la semaine prochaine pour un autre décryptage de l’actualité sportive dans « Parlons sport ».
Pour écouter l'émission cliquez sur le lien ou recopiez-le: http://macle.voila.fr/index.php?m=c9ae77e8&a=7d397569&share=LNK97394b9b4baf68f80

samedi 6 mars 2010

Parlons sport du 6 mars 2010

Pour commencer ce Parlons sport, on va s’intéresser à Algérie-Serbie. Que vous inspire cette rencontre amicale remportée 3 à 0 par les visiteurs …
Commençons par cette première apparition de Mehdi Lacen et non pas Lahcen comme on l’appelle parfois de ci de là. Lacen, c’était comme l’Arlésienne ! Il est en effet venu à Alger, on l’a vu au 5 juillet mais qui a pu l’approcher à part les joueurs ? La télé lors de son arrivée à Dar el Beida. La presse écrite et radio repassera. Du côté de la FAF on a bien compris l’importance de ce proverbe : « une image vaut mieux que mille mots ». Sur le terrain, Mehdi Lacen a fait ce que fait tout néo capé : il a fait de son mieux ! Le public ne s’y est pas trompé qui l’a applaudi à sa sortie à 10 minutes de la fin du match.
Cet épisode Lacen prouve, si besoin en était, que le cheikh Saadane n’abandonne pas facilement quand il a une idée en tête. Après le match, il a con-fié que les portes de l’équipe nationale demeuraient ouvertes et surtout pour cer-tains compartiments dont celui de la défense avec des renforts probables pour les postes de gardien de but et d’arrière droit. Là aussi, Saadane n’a pas modifié de cap et lors de la conférence de presse de décembre il avait déjà annoncé la cou-leur concernant le recrutement…
Vous venez d’évoquer une conférence de presse d’avant CAN. Il y en a eu aussi une autre à deux jours de ce match amical et la grande nouveauté c’est que le président de la fédération était de la partie …
Oui, M. Raouraoua est venu prêter main forte à son entraîneur et c’est une ma-nière de le conforter à son poste. Ceci étant, après la défaite des Fennecs, voilà que l’on évoque de nouveau le renforcement du staff technique avec la venue, pourquoi pas, d’un manager général qui serait un entraîneur étranger type grosse pointure. Et oh surprise voilà qu’outre méditerranée, suite à la défaite des Trico-lores devant l’Espagne, l’on reparle du remplacement du coach Domenech et certains ont même proposé de lui adjoindre lui aussi un manager général. Saa-dane-Domenech même combat, mêmes écueils… Que ferait un manager général au sein des Fennecs ? Choisirait-il les joueurs à sélectionner, la tactique à appli-quer, les changements à apporter au sein du groupe Algérie ? Beaucoup de ques-tions qui s’accumulent sur les deux rives de la Méditerranée sur le devenir de chacun de ces deux entraîneurs. Pour notre part, nous ne croyons pas à l’homme providentiel. Il reste moins de 100 jours à l’actuel sélectionneur pour apporter les réglages nécessaires afin que les Verts puissent avoir un parcours honorable en Afrique du Sud.
Zidane a joué à Alger, mais le spectacle a été plutôt mal apprécié par la presse … ?
Deux rendez-vous à 48 heures d’intervalle et une organisation qui à chaque fois laissera à désirer. La coupole devait être le théâtre de retrouvailles algéro-françaises placées sous le signe de l’amitié. Une initiative louable mais une mise en scène déplorable. Tout d’abord des gradins où il manquait un bon quart des spectateurs alors que dehors des centaines de mordus rongeaient leur frein. Niet, nada, oulach ! Pas d’entrée possible, même pour les détenteurs du précieux sé-same, cette fameuse invitation que seuls des privilégiés pouvaient se procurer. De l’autre côté une presse qui ne savait plus à quel saint se vouer. Malmenée, ballottée de ci de là, elle dut passer par les fourches caudines d’un certain res-ponsable français qui s’était fait une joie d’humilier les journalistes algériens. L’association des Anciens Internationaux algériens a été bien mal inspirée de s’associer à ces organisateurs venus de l’autre côté de la mer. Il serait souhaita-ble qu’à l’avenir, on ne connaisse plus les désagréments qu’ont dû subir les Chevaliers de la plume pour exercer leur métier. Et nous disons ceci en pensant à la manière dont ils ont eu à travailler notamment durant Algérie-Serbie dans une tribune de presse squattée par des dizaines d’indus occupants. A la fin de la rencontre, les journalistes tant nationaux et qu’étrangers ont été empêchés, manu militari, d’approcher les joueurs des deux camps, voire leurs entraîneurs. On ne sait plus organiser de conférence de presse d’après match à chaque fois que les Verts jouent en Algérie. Blida ou le 5 juillet, c’est du kif kif au même. Nous avons même entendus des confrères, dépités, qui parlaient d’organiser une campagne de boycott des activités de la FAF pour que les choses redeviennent normales. Il est grand temps qu’une association des journalistes sportifs et assimilés voit le jour et qu’elle défende vraiment les intérêts de ses membres. On se prend à regretter le temps béni de ces années 70, 80 et 90 où le reporter sportif « kan bikimtou » … ("Il avait son importance")
Un petit tour en France où le fameux classico PSG-OM s’est déroulé en l’absence des supporteurs marseillais…
« Parce que les autorités préfectorales ont décidé de nous imposer des mesures de sécurité hystériques dans l'organisation du déplacement à Paris, parce que ces mesures, sous couvert de notre propre protection, sont attentatoires à notre liberté première de se déplacer, parce qu'elles concourent à faire de notre voyage un "convoi" qui rappelle les plus sombres heures de notre histoire, parce que beaucoup de ces mesures sont disproportionnées et inutiles … » voilà par quels mots débute le communiqué annonçant que les supporters marseillais, imi-té par le président de l’OM, ne feraient pas le déplacement au Parc des Princes. Certes, il faut qu’il y ait des mesures de sécurité ; mais quand elles sont excessi-ves ou démesurées il se trouve que des familles entières n’auront pu assister à Algérie-Serbie, que des journalistes n’auront pu honorer leur mission… et sans que cela ne choque, outre mesure, un marché noir éhonté s’est développé aux abords même du stade du 5 Juillet. Faut-il boycotter les rencontres de foot pour que le spectacle revienne… ? Nul ne peut ignorer que ces derniers temps, chez nous, c’est devenu très aléatoire de vouloir assister à une rencontre de football. Il est temps de se réunir autour de cette grande thématique de l’organisation des manifestations sportives et surtout d’y inviter quelques représentants de la presse nationale qui auront certainement leur mot à dire !
Il faut espérer que votre appel soit entendu et que les responsables du complexe olympique ainsi que ceux de la FAF puissent retrouver des journalis-tes autour de joutes constructives. On vous retrouvera, Abdennour
Nouiri, la semaine prochaine pour un autre décryptage de l’actualité sportive dans « Parlons sport ».

Pour écouter cette chronique cliquez sur ce lien: http://macle.voila.fr/index.php?m=c9ae77e8&a=7d397569&share=LNK43544b9217a4242c0